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The Legend of Zelda : Breath of the Wild
From The Wild To The Kingdom

Ecrit par iv230
triforce
Avant-propos

Notre histoire se déroule dans l'univers de The Legend of Zelda : Breath of the Wild, juste après la fin du jeu, lorsque Link et Zelda se dirigent vers le domaine Zora à la suite d'un incident technique concernant Vah'Ruta. Le jeu ne nous précise pas combien de temps se sont écoulés depuis la victoire de Link sur Ganon. Nous considérerons alors que cette scène et le début de notre récit ont lieu trois semaines environ après que les deux héros ont quitté les ruines de la cité d'Hyrule.

Ce récit se veut respecter la continuité du jeu et rester cohérent avec celui-ci. Cependant, certains écarts peuvent être constatés. Ils peuvent être dus à une erreur de la part de l'auteur, qui n'a pas une connaissance parfaite de l'oeuvre, ou encore être volontaire afin de corriger certains aspects du jeu présents pour des raisons de gameplay, et non d'histoire. Par exemple, les armes utilisées par les personnages auront une solidité réaliste, et la tenue zora de Link lui permettra de nager comme les poissons humanoïdes.

triforce
Chapitre 1 : Retour en eau vive   up

Link et Zelda avançaient à travers la plaine d'Hyrule, observant à nouveau le Château qui y siégeait. Il paraissait à présent bien apaisé, débarrassé de l'aura du Fléau, des maux qui avaient tourmenté le royaume durant tout un siècle. Un royaume. Tout le monde s'était accommodé à appeler Hyrule de la sorte mais, Rhoam Bosphoramus Hyrule, le dernier roi d'Hyrule comptait parmi les innombrables victimes. Et il s'agissait bien là d'un des enjeux auxquels Zelda allait devoir faire face, il lui fallait prouver à ce qu'il restait de son peuple sa légitimité en tant qu'héritière du trône, que la Famille Royale était encore capable d'assurer la régence d'Hyrule. Elle espérait pouvoir compter sur le Roi Zora, qui avait été le premier à revenir vers elle une fois la nouvelle de son retour répandue. Bien qu'emplie d'une joie immense, même d'une euphorie depuis la victoire triomphale de Link, les sentiments d'impuissance et de honte étaient toujours ancrés au fond de l'âme de la princesse. Mipha, Daruk, Revali, Urbosa... Ces noms, de ceux pour qui elle n'avait rien pu faire, hantaient encore et toujours son esprit. Mipha, Daruk, Revali, Urbosa...

- Votre Altesse !
Une voix au loin la tira de ses pensées.
- Votre Altesse, Messire Link ! Nous sommes prêts au départ !

Il s'agissait de Trevor, celui qui avait été choisi comme le premier "Capitaine de Garde Royale" du nouvel "Ordre des Chevaliers d'Hyrule". En outre, sa mission était de diriger la division la plus importante de l'armée d'Hyrule, la Garde Royale, chargée de la protection rapprochée de Zelda. Ce jour-là, dix membres avaient été mobilisés, tous habillés de leur uniforme au pantalon blanc immaculé, au veston aux teintes sombres, et de leur képi assorti. Le groupe comportait trois chevaliers dont Trevor, qui se battaient à l'épée, trois archers et quatre soldats lanciers. Leurs armes d'un noir profond laissaient ressortir le symbole pourpre de la Triforce. En ces temps, l'armée d'Hyrule n'était composée que de novices, qui avaient appris à se battre sur le tas face aux monstres à la botte du Fléau. Mais ces hommes, chargés de la plus importante des missions, ont fait serment de se donner corps et âme pour la Garde Royale, et cet engouement se sentait dès le premier regard. Nul ne doutait de leur loyauté, ni du fait qu'ils étaient prêts à tout pour accomplir leur mission.

- Allons, on aura tout le temps de nous perdre dans nos pensées une fois partis !
Zelda se retourna vers Link qui venait à nouveau de la sortir de ses pensées, et resta figée quelques secondes avant de rétorquer :
- Oui, tu as sans doute raison...
Les deux héros d'Hyrule s'avancèrent donc vers le carrosse que la Garde Royale avait préparé. Zelda dit en chemin :
- Cela fait plaisir de voir que tu as retrouvé ta langue, Link !
Ce dernier afficha un sourire innocent comme à son habitude, et répondit tout en ouvrant la porte du carrosse à son acolyte :
- Tu as tellement parlé dans ma tête durant cette épopée, il faut bien que je me rattrape !

Ils s'installèrent tant bien que mal à l'intérieur de ce carrosse qui n'avait survécu que par miracle durant le siècle passé. Malgré son état pittoresque, la Garde ne pouvait espérer trouver mieux pour une visite princière officielle. Trevor donna l'ordre à ses soldats d'avancer une fois les passagers installés et les chevaux se mirent à claquer des sabots à l'unisson.

Link fixait Zelda, qui semblait encore retombée dans ses pensées. Au bout de quelques dizaines de secondes, il se résolut à l'interpeller à nouveau :
- Zelda ? C'est passionnant, ce que tu racontes aujourd'hui !
- Oh ! Heu... excuse-moi, que disais-tu ?
- Je sens que tu es très préoccupée, mais ne t'en fais pas. Des habitants viennent des quatre coins du royaume pour aider à rebâtir notre ville, ou s'entraîner pour entrer dans l'armée. Tu as beaucoup de responsabilités, mais tu n'es plus seule ! Bientôt tu pourras choisir parmi tes chevaliers qui aura le droit de porter ces magnifiques armes dorées que nous avons retrouvées.
Elle resta songeuse pendant un instant avant de reprendre la parole :
- Les Grands Chevaliers d'Hyrule... Symboles de la grandeur et de la puissance du royaume, bras armés de la Famille Royale, ma famille. Et, tu es le dernier d'entre eux Link !
- Pas exactement. Tevor en est devenu un lorsque nous l'avons nommé Capitaine.
- Link, tu as très bien compris ce que je voulais dire. Et, je l'officialiserai à notre retour mais, je te fais part de ma décision dès maintenant : tu seras nommé Grand Général.
- Moi, à la tête de ton armée ?
- Notre armée, Link, notre royaume.
- Je ne suis pas de sang royal Zelda, et je n'ai jamais aspiré au pouvoir.
- Tu es un modèle pour chaque garde, chaque archer et chaque chevalier de ce royaume, et sans toi rien de ce que nous vivons ne serait possible, ce rôle te revient de droit.

* * *

Le groupe continuait d'avancer vers les terres de Lanelle, alors que les héros discutaient du rôle qui allait prochainement être incombé à Link. Soudain, la procession se stoppa, et on entendit de l'intérieur du carrosse la Garde Royale s'agiter à l'extérieur.

- Gardes, que se passe-t-il donc ? demanda Link d'une voix distincte et autoritaire.
- Une bande de bokoblins a dressé une sorte de barrage, Messire ! répondit l'un des gardes.
Les deux passagers s'interrogèrent du regard, puis Zelda prit la parole :
- Il n'est pas si surprenant que les invocations du Fléau aient pu survivre...
La princesse parla alors plus fort, de manière à être entendue à l'extérieur :
- Ôtez ces créatures de notre chemin ! Faites-leur comprendre qui sont les maîtres d'Hyrule !

C'est alors que Link ouvrit la porte du carrosse et plaça la main sur le manche de la Master Sword. Mais avant qu'il ne puisse dégainer, il fut interrompu par Trevor :
- Oh je vous en prie Messire, ne vous fatiguez pas pour si peu.
Le capitaine haussa alors le ton :
- Archers en position !

Aussi vite, les trois archers du groupe dégainèrent une flèche et bandèrent leur arc. La seconde d'après, trois flèches filaient à travers le ciel avant de se planter plusieurs mètres devant. On vit ensuite trois bokoblins transpercés par les projectiles tomber au sol, incapables de bouger. Link lâcha alors son arme tout en restant sur ses gardes, regardant son escorte gérer la situation d'une main de maître. La précision des archers était impressionnante, même pour lui. Argos, l'un des trois chevaliers, interrogea son capitaine du regard. Ce dernier acquiesça d'un mouvement de tête, et Argos donna l'instant d'après un ordre à son groupe :

- Formation d'attaque rapprochée !

Il mit pied à terre et dégaina son épée, avant d'être imité par deux gardes lanciers qui le suivaient de près. Deux des archers restèrent proches du convoi, alors que le troisième, toujours à dos de cheval se rapprochait des positions ennemies. Avant l'arrivée des fantassins, les projectiles de la garde foudroyaient les bokoblins déroutés. Puis, Argos et ses soldats transpercèrent le corps des monstres les uns après les autres. Leur technique était millimétrée. Les deux soldats gardaient les ennemis à distance du bout de leur hallebarde, sans hésiter à les blesser voire les tuer dès qu'ils en avaient l'occasion. Dès qu'une faille apparaissait dans la défense ennemie, Argos se lançait sur eux, les uns après les autres, juste avant de les occire d'un coup d'épée fatal. Puis il se replaçait à l'abri derrière les lances de ses soldats et recommençait son pas de danse jusqu'à ce qu'il ne reste plus personne pour lui barrer la route. Le chevalier planta sa lame dans la poitrine du dernier monstre encore debout, puis la retira presque aussi vite sans aucune considération pour sa victime. Et enfin, le silence. Link félicita chaque soldat, aussi bien ceux qui étaient montés au front, que ceux qui étaient restés près de la princesse si par mégarde d'autres ennemis étaient arrivés. Leur entraînement était très clair sur ce point, la mission de protection passe avant la vie des soldats. En outre, s'il eût fallu abandonner les trois guerriers à leur sort et battre en retraite, personne n'aurait hésité. Mais fort heureusement, la Garde Royale ne tremblait jamais face à l'adversité, et il ne fut ce jour pas nécessaire d'en arriver là. Après avoir vérifié l'équipement et les blessures très légères, même négligeables, de chacun, le convoi se remit en formation et reprit la route.

* * *

Au bout de plusieurs heures de voyage, ils arrivèrent enfin au Domaine Zora. Même la Garde Royale était toujours impressionnée par l'atmosphère et l'architecture des lieux. Une architecture maintenant dix fois millénaire, qui utilise comme matériaux des gemmes Nox, des pierres brillant d'une douce lueur. Un groupe de soldats zora vint à la rencontre des hyliens une fois qu'ils eurent traversé le grand pont menant au domaine, et les escorta vers leurs quartiers respectifs. On fit savoir qu'en raison de l'heure avancée, le Roi Dorefah recevrait la délégation Hylienne le lendemain, ce qui n'était pas pour déplaire à chacun. Comme à l'accoutumée, on avait placé la chambre de Link à proximité de celle de Zelda. Mais cette fois-ci allait être différente, même si le comportement de Zelda avait inévitablement changé depuis son retour, et il s'agissait de son premier déplacement officiel et de longue durée hors du château. Sur ses épaules pesait une charge de travail bien trop importante, pour elle seule, princesse d'un royaume où tout était à rebâtir. La raison officielle de sa visite était la remise en état de Vah'Ruta mais Link avait bien compris qu'elle venait aussi chercher ici du réconfort, la compagnie des personnes qui l'avaient connue, qu'elle avait connues avant de se sacrifier pour retenir le Fléau durant cent ans, mais aussi pour fuir le temps de quelques jours ses responsabilités. En effet, seuls les Zoras vivaient assez longtemps pour pouvoir connaître en ce temps l'époque d'avant le Fléau. La princesse n'avait pas souhaité la présence de ses suivantes pour ce voyage, mais Link était tout de même persuadé que cette nuit allait être relativement plus tranquille pour elle, et donc pour lui.

C'est donc l'esprit assez tranquille que Link songea enfin à s'endormir. Le héros s'allongea et se laissa bercer. Il faut bien le reconnaître, les lits à eau des Zoras ont toujours été son pécher mignon. Mais alors que ses paupières commençaient à s'alourdir, ses pensées le submergèrent soudainement. A chaque fois que Link visitait un endroit où il avait passé du temps avant sa Renaissance, de plus en plus de souvenirs lui revenaient. Il se rappelait maintenant presque tous les éléments de sa vie passée, et c'était donc aux émotions qu'il pouvait ressentir d'émaner de sa mémoire. Il se souvint avoir été aux côtés de Mipha, la fille de Dorefah en haut de Vah'Ruta, de leur longue et passionnante discussion. Puis, cent ans plus tard, c'est aux côtés du Prince Sidon, avant d'entrer dans la créature qu'il se retrouve. Il resongeait à ses premiers pas à bord de celle-ci, puis il entendit cette voix si douce l'appeler...
- Link... Link... Quand nos âmes se sont séparées... Je n'ai pu le supporter...

Link se redressa en sursaut, regarda autour de lui, empli d'un profond sentiment de vide. Certes, il se rappelait bien que l'esprit de la princesse des Zoras lui avait parlé à bord de la créature, mais il savait aussi presque aussi bien qu'elle n'avait jamais prononcé ces mots. Il se convainquit que son amnésie était responsable de ce qu'il ressentait, que son esprit n'était pas capable de comprendre ses souvenirs car il en manquait des parties, mais il savait très bien au fond de lui ce qui le rendait ainsi. Perdu, troublé, il se laissa retomber en arrière avant de tomber dans un profond sommeil.

* * *

Le lendemain, dans la salle du trône du domaine, la réunion entre les Conseils Royaux zora et hyliens eut enfin lieu, et les discussions battaient leur plein :

- Six mois pour transformer un champ de ruine en la ville la plus importante d'un royaume, voilà qui est ambitieux ! dit Dorefah.
- Bien qu'Elemith soit devenu le dernier bastion des Hyliens, le gouvernement du village a déjà promis de nous apporter toute l'aide qu'ils pourront, répondit Zelda. La reconstruction de la citadelle a déjà commencé et l'affluence y est déjà grandissante. Le Château d'Hyrule, libéré de l'aura du Fléau est devenu le symbole de la victoire de Link.
- Puis-je vous demander ce que vous avez donné en échange de leur coopération au village d'Elemith, Votre Altesse ? demanda Sidon.
Zelda ricane tout en souriant à Sidon, avant de rétorquer :
- Le chef du village est le petit-fils d'un des derniers généraux de l'armée d'antan. Même dans la défaite et à travers le temps, les serments qui lient chaque Hylien à la famille royale ne se sont pas rompus. Soyez-en assurés, le peuple hylien est plus unis que jamais, et...
Le Roi Dorefah coupe alors Zelda :
- N'ayez nulle crainte, Votre Altesse. Devant vous et devant mon peuple, je reconduis le serment que j'ai prononcé devant feu votre père : les Zoras et les Hyliens sont depuis dix mille ans alliés et amis, et ce n'est pas sous mon règne qu'il en sera autrement.

Zelda sembla alors emplie de joie, elle sourit au roi. Voilà enfin un poids de moins à supporter. Un problème qui n'en était plus un. Mais Link, comme sans doute tous les Zoras présents dans la pièce, avait néanmoins l'impression que Zelda était encore perdue dans ses pensées. Elle laissait paraître à tous son désarroi face à ce qu'elle avait à assumer. Le héros d'Hyrule eut alors l'ingénieuse idée de ramener la discussion vers un sujet dans lequel Zelda serait comme un poisson dans l'eau, et dit alors à l'un des conseillers du roi :

- Meryth, avez-vous déjà pu déterminer quel était le problème avec Vah'Ruta ?
Cela n'y manqua pas et rien ne semblait pouvoir arrêter la discussion qui allait débuter entre le conseiller et la princesse :
- Eh bien, comme nous vous l'avions dit dans notre lettre, le problème provient bien des pompes à eau. Il semblerait que quelque chose bloque entièrement les mécanismes.
- Avez-vous pu identifier de quoi il s'agit ? demanda Zelda.
- Eh bien, notre progression est très limitée, mais la cause de cela doit aussi être la cause du blocage...
- Attendez... vous voulez dire que... l'eau dans le système a gelé ?
- Pas que l'eau du système... Voyez-vous Votre Altesse, il semblerait que se trouve au coeur des niveaux inférieurs de la créature une source magique. Mais celle-ci n'a pas vocation directe à geler la créature, non ! Elle utilise la chaleur comme une source d'énergie, ce qui fait irrémédiablement baisser la température alentour... Et comme Vah'Ruta se déplace sur un lac, des cristaux de glace se forment partout autour de la source à cause de l'humidité, et ces mêmes cristaux forment un bloc de glace de plus en plus compact.

Après ces mots, Link écarquilla les yeux. Tout le monde l'interrogea rapidement du regard, mais il ne sembla pas oser parler :

- Qu'est-ce qu'il y a Link, tu as vu un fantôme ? demanda Sidon.
- Non, pas tout à fait. Je ne l'ai pas vu mais, je sais où il est...
- Allons Link, de quoi parles-tu à la fin ? questionna Dorefah.
- A chaque fois que j'avais affaire à l'esprit d'un des prodiges défunts, dès que ceux-ci m'apparaissaient, je sentais un courant d'air frais... Se pourrait-il que...

Link fut interrompu par l'arrivée fracassante d'un autre conseiller zora, Étorpe, dans la salle du trône. Celui-ci criait en arrivant, à bout de souffle, alors que tout le monde restait stupéfait :

- Votre Majesté ! Votre Majesté, de grâce pardonnez mon intrusion !
- Qui y'a-t-il de si important Étorpe ? interrogea le roi, furieux.
- Comme convenu, nous avons creusé la glace jusqu'à la source froide. Nous avons rapidement distingué une forme, mais je n'arrive toujours pas à croire ce que j'ai vu... C'était le corps de la Princesse Mipha Votre Majesté !

Toute l'assemblée était abasourdie. Pour Link, tout était concordant. Le froid venait de la même magie que celle dont se servaient les âmes des prodiges pour se manifester à lui, mais en des proportions bien plus puissantes. Son rêve de la veille n'avait donc aussi rien d'un hasard, cette voix qu'il avait entendue, c'était Mipha qui l'appelait. Depuis son réveil, il cherchait à combattre ce sentiment qui s'était emparé de lui, cependant, l'espoir de revoir la princesse le fit craquer. Il se leva, et sans dire un mot, quitta la pièce en courant. Jamais personne ne l'avait vu céder à ses émotions de la sorte.

- Link attend ! s'exclama en vain Zelda.
Sidon brisa le silence de la confusion de chacun :
- Je savais que ma soeur était éperdument amoureuse de Link, et même si notre héro favori l'a toujours caché, c'était réciproque. Allons Votre Altesse - regardant Zelda - on ne va quand même pas rester plantés là ! Rattrapons-le !

Zelda et Sidon foncèrent vers la chambre de Link. Mais à leur arrivée, ils n'y trouvèrent que sa tunique et le pantalon qu'il portait lors de la réunion. L'un des Gardes Royaux vint alors à la rencontre de la princesse :

- Votre Altesse, c'est stupéfiant ! Messire Link est entré dans sa chambre au pas de course et s'est changé sans même prendre soin de fermer sa porte, ce qui n'arrive pour ainsi dire jamais. Il a enfilé la tunique que la Princesse Mipha lui avait confectionnée, s'est accroché la Master Sword dans le dos et a sauté directement dans le bassin par le balcon !

Zelda remercia le garde, avant de se concerter rapidement avec Sidon. Il était évident que Link était parti en direction de la créature divine. Le binôme princier dut cependant attendre que Zelda réunisse Trevor et deux gardes avant de se mettre sur les traces du héros, sans quoi les protocoles qui visaient à protéger la princesse n'auraient pas été respectés. Le soleil était encore bas dans le ciel, et au fur et à mesure que le groupe avançait, la silhouette de Vah'Ruta se dessinait à contre-jour. En haut d'une crête, ils virent apparaître la forme d'un Zora, debout face à la créature. Mais en y regardant de plus près, on pouvait apercevoir le manche de la Master Sword dépasser de son dos. Link tenait un objet de forme rectangulaire dans sa main, sans doute la tablette Sheikah. Il ne lui fallut que quelques secondes pour prendre le contrôle de l'immense machine de guerre et la disposer pour l'accueillir à bord. Après tout, Link et Mipha étaient les deux seuls êtres que Vah'Ruta avait reconnus comme ses pilotes depuis des millénaires. Le héros plongea subitement à l'eau, et nagea à toute allure vers l'entrée qu'il s'était préparée. Sidon dit alors à Zelda, en gardant ses soldats dans son regard :

- Princesse, je ne pourrai pas tous vous porter sur mon dos pour vous amener à bord. Mais certains de mes soldats sont en poste sur Vah'Ruta. Je vais vous amener là-bas, et leur demander de faire l'aller-retour pour votre Garde. Je sais que cela ne respecte pas vos protocoles, mais je crains que vous ne soyez la seule capable d'empêcher Link de faire de graves erreurs.

Zelda discuta rapidement avec Trevor et ils tombèrent rapidement d'accord. Une opportunité unique de ramener Mipha dans le monde des vivants se présentait, mais en contrepartie, de considérables efforts devraient être fournis. Link était submergé par ses émotions, et était donc susceptible à chaque instant de commettre l'irréparable. Une maladresse fatale serait vite arrivée, en vue de son état. La princesse d'Hyrule plaça ses deux mains sur les épaules de Sidon, et le prince zora sauta à l'eau, nageant en surface vers la même entrée que Link avait empruntée quelques minutes auparavant.

triforce
Chapitre 2 : Flux de magie grise   up

Zelda avançait à travers Vah'Ruta. Elle s'était séparée de Sidon, afin d'être plus efficace pour retrouver Link. Il faisait froid. Très froid. Voilà plus de cent ans que la princesse n'était pas montée à bord de la créature, mais elle connaissait encore les lieux comme sa poche. Même sans savoir où avait été vue Mipha, il suffisait de suivre le souffle froid créé par la magie pour la retrouver. La piste menait vers la grande salle ouverte au coeur de la créature divine. Un immense pic de glace siégeait à présent au centre de cet espace ouvert et central. Des gardes et des scientifiques zoras l'entouraient, consternés. Link se trouvait devant le pic de glace lui aussi. Il était à genoux, reposant ses bras sur la Master Sword, qu'il tenait devant lui à la verticale. On n'avait sans doute jamais ressenti autant de magie à bord de la créature, bien qu'elle y soit omniprésente. Contrairement à ce qu'avait pu penser Zelda lors de son premier regard, le héros d'Hyrule n'était sans doute pas en train de se recueillir. Non, il allait tenter quelque chose ! Zelda tenta alors de le raisonner, presque par réflexe :

- Non Link ! Ne fais pas ça, je t'en prie ! hurla-t-elle en vain.

La princesse n'avait pas le temps de réfléchir, elle sentait à chaque instant la magie affluer vers Link. Il ne s'agissait pas d'une mauvaise énergie, comme celle qu'elle avait pu ressentir lorsqu'elle maintenait Ganon enfermé, mais plutôt d'une du même genre que celle qui avait fait taire le Fléau. Une magie bienveillante certes, mais qui pouvait faire des ravages entre des mains maladroites et tremblantes d'émotions.

- Link je t'en prie tu ne sais pas ce que tu fais ! hurla à nouveau Zelda, avant de se dire à elle-même : Ne me fais pas vivre cela une seconde fois...

La princesse put ressentir une légère perturbation dans le flot de magie, le temps d'un instant, avant qu'il ne reprenne sa forme initiale. Que s'était-il passé ? Etait-ce ses paroles qui avaient fait réagir Link ? Peu importait. Link ne l'entendait sans doute pas, inutile donc d'essayer de le raisonner. Zelda balaya rapidement la pièce du regard, cherchant un moyen de descendre. Il lui fallait agir vite, et se concentrer sur son seul objectif : empêcher Link de faire une terrible erreur. Zelda put facilement trouver un escalier non loin d'elle, qui la mènerait directement en bas de la pièce. Alors qu'elle le descendait à vive allure, on entendit une forte voix au loin, qui résonnait dans l'immense pièce :

- Link ! Link ! répétait-elle inlassablement. C'était Sidon, qui fit son entrée au même moment, fonçant droit sur le prodige hylien. Arrivé à environ 5 mètres de ce dernier, il fut stoppé net par un bouclier d'énergie dans un formidable éclair de lumière qui rendit le champ de force, jusqu'alors invisible, translucide quelques instants, laissant transparaître son imposante forme cylindrique. Le prince Zora glissa sur quelques mètres en arrière, avant de se redresser en titubant. Ses soldats vinrent à sa rencontre pour l'assister, bien qu'il n'était que sonné.

- Sidon ! Tout va bien ? lança Zelda, sans détourner son regard de Link.
Le prince zora répondit dans sa barbe et l'un de ses gardes fit donc le relais :
- Le prince se porte bien Votre Altesse !

Zelda marcha prudemment vers Link, la main tendue en avant, qu'elle posa sur le bouclier. Celui-ci opposait une résistance, mais ne cherchait pas à la repousser plus que cela. L'acrobatie forcée de Sidon n'était alors due qu'à l'imprudence de sa course en direction de la protection magique. En cherchant dans son esprit, la princesse hylienne parvint à se remémorer des enseignements qu'elle avait suivis par le passé : Link était en train d'utiliser l'un des pouvoirs de la Master Sword, qui lui permettait de s'isoler du reste du monde afin d'effectuer une tâche magique complexe. Cela signifiait deux choses. D'une part, la moindre perte de concentration de Link suffirait à interrompre le sort, ce type de magie étant très minutieux. Et d'autre part, Link devait garder un contact permanant avec la Master Sword. S'il venait à la lâcher, la magie s'interromprait également.

- Il faut lui faire lâcher l'épée ! s'exclama la princesse.
- Plus facile à dire qu'à faire... répondit Sidon, qui s'était approché durant la réflexion de Zelda, toujours étourdi. Je présume inutile de vous rappeler que nous ne pouvons l'atteindre.
- Je le sais bien, répondit Zelda, pensive. Je le sais bien... si seulement...
- Laissez-moi faire...
- Que comptes-tu faire ? demanda alors Zelda.
- Je n'ai pas d'idée, Votre Altesse... Bon sang ! On doit bien pouvoir y faire quelque chose ! C'est de ma grande soeur dont on parle ! lança le prince zora, hors de lui.
- Ne viens-tu pas de dire que...
La princesse semblait perturbée, confuse. Qui avait parlé si ce n'était pas Sidon ?
- Mettez-vous à l'abri !
- Mais à l'abri de quoi ? demanda alors Zelda, excédée.
- Excusez-moi Princesse, mais de quoi parlez-vous ? demanda Sidon, fixant Zelda d'un air dubitatif.

Alors que la princesse s'apprêtait à répondre, un souffle provenant de Link vint balayer son visage, ainsi que celui de tous ceux présents dans la pièce. Il y eut une nouvelle vague de lumière, mais cette fois-ci plus persistante. Link était maintenant à peine visible, mais l'on voyait aussi une silhouette le surplombant jusqu'alors absente, ou invisible. Elle avait une forme humanoïde, avec une tête, deux jambes et deux bras flottants. Un cri provenant de cette dernière fit trembler les murs et la structure interne de Vah'Ruta.

- Rejoignez un abri, disait ce cri, d'une voix aiguë, mais puissante. Aucun mal ne leur sera fait. Il n'y a rien que vous puissiez faire.
- C'est vous l'esprit de l'épée ! hurla Zelda en direction de l'esprit. Je vous en conjure...
La voix l'interrompit pour rétorquer :
- N'ayez nulle crainte, Dame Zelda, je mènerai cette tâche à bien.
- Princesse, vous connaissez cette créature ? s'exclama à nouveau Sidon, de plus en plus confus.
- C'est une très longue histoire ! Mais la lecture autour d'un feu attendra, nous devons nous mettre à l'abri de la magie qui va surgir d'un instant à l'autre !
Zelda hausse alors le ton, afin d'être audible par tous les Zoras présents dans la pièce :
- Vous autres, suivez-moi, vite ! Nous devons nous mettre à l'abri !

Tout le monde se mit alors à courir à toute vitesse vers le couloir le plus proche. Zelda arriva à l'entrée de ce dernier et vit peu à peu les alentours s'éclairer. Très vite, une lumière blanche aveuglante prit place dans son champ de vision. La princesse perdit toute forme de repère, elle essayait de courir, mais ne sentait plus le sol sous ses pieds. Et l'instant d'après, le noir total.

* * *

Zelda ouvrit doucement les yeux, cherchant à reprendre ses esprits. Elle n'avait vraisemblablement pas pu se mettre à l'abri à temps. D'ailleurs, elle n'était plus à bord de Vah'Ruta, mais de retour au domaine Zora, dans ses appartements. Il faisait sombre, plusieurs heures s'étaient sans doute écoulées. Quelqu'un était venu la chercher, probablement alerté par la lumière qui lui avait fait perdre connaissance. La princesse balaya la pièce des yeux, avant de repérer Link à son chevet.

- Il faut reconnaître qu'elle ne fait pas dans la demi-mesure. Comment te sens-tu ? dit alors le héros d'Hyrule.
- Je m'en remettrai sans problème. Est-ce la voix de l'épée, qui ne fait pas dans la demi-mesure comme tu dis ? demanda Zelda, d'une voix encore faible.
- C'est bien plus qu'une voix, comme tu as pu le voir.
- Link, que s'est-il passé ?
- Tu veux dire, au-delà du fait que je n'ai pas pu contrôler mes émotions ? C'est en fait bien plus complexe que ça. Ce n'était pas moi...
- La voix...
- Je pense que l'on pourrait même l'appeler l'esprit. Elle habite l'épée depuis si longtemps qu'elle serait incapable de dater sa naissance, ou création. Tu te souviens de la victoire contre Ganon d'il y a 10'000 ans que nous conte Impa ? Ce n'était pas la première, loin de là. Elle les a toutes vues, depuis le commencement, pour ne maintenant faire qu'un avec la Master Sword.
- Elle a pris le contrôle.
- Oui. J'avais un désir et elle s'est chargée de l'accomplir. Je crois qu'au fond de moi, je ne voulais pas l'en empêcher.
Zelda se redressa alors pour se placer en position assise, passa ses mains devant son visage avant de reprendre la conversation.
- Et Mipha, alors ? demanda-t-elle, semblant déjà un peu plus énergique.
Une voix enfantine, très aiguë, sans doute celle d'une fillette vint alors répondre à la question de Zelda :
- La Princesse Mipha n'est pas en vie à proprement parler, mais une force magique habite encore son corps. Il y a un fort espoir, mais il va falloir déployer quelques moyens pour la ramener parmi nous.
- Pardonne-moi mais qui es-tu ? s'interrogea Zelda, en regardant la fillette qui venait d'entrer dans la pièce. La princesse l'observa et se rendit compte qu'il s'agissait d'une enfant sheikah, mais elle était incapable de se rappeler qui elle était.
- Ou-iin, vous me vexez, Votre Altesse ! C'est moi ! répondit la petite fille.
- C'est Pru'Ha, la petite soeur d'Impa, qui a trop joué avec la tablette Sheikah... répondit Link d'un ton moqueur.
- Oh, on parlera de mes exploits plus tard, répondit Pru'Ha, de sa voix d'enfant vexée.
- Oh, excuse-moi. Link m'avait parlé des recherches que tu menais, mais je ne m'attendais pas à te voir. Mais revenons-en à Mipha. Où est-elle ?
- Son frère, un régiment de scientifiques sheikah et la moitié de la force armée zora veillent sur elle en ce moment même. Et je suis sur le qui-vive, répondit fièrement Link.
- Par contre, interrompit la jeune sheikah, comme je disais, il va falloir vite se préparer si vous souhaitez faire plus qu'un second éloge funèbre en son honneur.
- Ne dis pas de telles choses enfin ! s'insurgea Link, avant de demander plus posément : De quoi as-tu besoin ?
- J'ai pu comprendre comment la princesse était arrivée là...
- Que doit-on faire ? interrompit Link à nouveau.
- Link ! Garde ton sang-froid et ta patience, demanda Zelda, sentant le héros tendu.
- Durant tes combats, Link, tu utilisais un moyen magique pour encaisser les attaques de tes ennemis, poursuivit alors Pru'Ha. Link tenta de répondre, mais la petite fille l'en empêcha :
- Oui, je parle bien de la Prière de Mipha, son fameux pouvoir de guérison. S'il est capable de te relever après un coup fatal, il en est aussi capable pour elle !
La petite scientifique continua alors son exposé, empêchant les autres protagonistes de placer le moindre mot :
- Comment se fait-il qu'on ne la retrouve que cent ans plus tard et dans cet état me demanderez-vous alors ? Rappelez-vous de ce que le fantôme de Mipha a dit à Link après sa victoire contre l'Ombre de Ganon : L'âme de notre princesse était restée prisonnière durant cent ans. Donc, durant ce temps-là, son pouvoir est resté comme paralysé. Et il n'a en fait pu se libérer que quand Ganon a été à nouveau scellé. Quand vous avez réglé son compte à ce méchant pas beau, le sort est allé jusqu'à son terme, enfin partiellement. Son corps est revenu dans un état normal, mais son âme ayant été séparée de lui trop longtemps n'a pas pu faire à nouveau couler la vie dans ses veines. La magie a tenté encore et encore d'y parvenir, et d'ailleurs elle essaye toujours. C'est ça qui a provoqué le grand froid, et qui...
- D'accord Pru'Ha, d'accord ! lança Link, excédé. S'il te plaît, dis-moi comment la ramener !
La jeune Sheikah poussa un long soupir, avant de répondre avec un ton condescendant :
- Amenez-la au Sanctuaire de la Renaissance avec mon matériel et mon équipe, et je pourrai faire en sorte que le sort arrive à son terme.
Link se tourna vers Zelda et interrogea la princesse du regard. Elle eut un temps d'hésitation, mais se rendit vite à l'évidence : rien n'allait pouvoir arrêter Link.
- J'ai ma garde avec moi, répondit-elle après plusieurs secondes. Prends avec toi tout ce qu'il te faut. De mon côté, je rentrerai à la ville, le royaume ne se reconstruira pas tout seul.
Link remercia Zelda d'un signe de la tête, affichant un large sourire, avant de quitter la pièce.

* * *

Devant la statue de Mipha au centre du domaine Zora se tenait Link, face à des officiers et soldats zoras, hyliens et sheikah. Le jeune homme leur tint alors ce discours :

- Malgré notre victoire sur le Fléau, Hyrule n'est pas encore redevenu le havre de paix qu'il fut jadis. Aujourd'hui, nous avons une occasion unique de panser l'une des plus grandes plaies affligées à notre royaume il y a cent ans. Grand Chevalier Arin, Lieutenant de l'armée d'Hyrule, vous qui durant des décennies avez protégé des voyageurs sillonnant les routes d'Hyrule, serez le commandant de cette mission. Vous avez à votre disposition une division d'escorte, mais aussi la Garde Royale Zora, dirigée par le Prince Sidon, ainsi que l'unité de chercheurs mobiles du village de Cocorico. Votre mission à tous est simple : escorter la Princesse Mipha du peuple Zora, souffrante et incapable de se mouvoir par elle-même, jusqu'au Sanctuaire de la Renaissance situé au Plateau du Prélude. Les seules priorités de la mission sont d'amener la princesse à destination et de protéger les scientifiques sheikah. Nous partirons dans peu de temps, une fois que les détails auront été discutés avec votre Lieutenant. Notre itinéraire exact sera maintenu secret. Lieutenant, avec moi. Les autres, rompez !

Link se retourna alors et fit quelques pas afin de s'isoler du reste du groupe. Arin s'approcha alors de lui, marchant droitement. C'était un homme dans la force de l'âge, qui devait approcher la cinquantaine. Il arborait fièrement l'armure violette aux ornements dorés, et son épée dans les mêmes tons, caractéristiques des Grand Chevaliers. Il avait d'abord été nommé simple Chevalier lors de la reformation de l'armée d'Hyrule, pour le récompenser d'avoir passé plus de vingt ans à protéger les voyageurs sur les routes. Faisant part de son expérience aux nouvelles recrues, il avait rapidement été remarqué par les généraux, qui l'avaient recommandé pour devenir l'un des nouveaux tenants de ce prestigieux rang.

- Messire Link, je suis honoré de pouvoir enfin participer à une mission officielle, d'autant plus sous vos ordres.
- Vous allez y participer, mais aussi la diriger Arin, répondit Link.
- Messire, vous n'êtes pas officiellement un militaire, mais un Prodige. Et si la Princesse Zelda n'avait pas choisi de respecter les anciens protocoles à la lettre, j'aurais été dispensable.
- Ne vous méprenez pas Lieutenant, cela fait plus de vingt ans que vous escortez des voyageurs, plus de temps que je n'ai vécu sur cette terre. Vous êtes taillé pour cette mission. Bien ! J'ai pensé qu'au vu de notre nombre, nous ne pourrions espérer passer inaperçus. Un trajet direct serait donc le plus approprié.
- En effet Messire. Je vous propose de descendre jusque dans les plaines en longeant la rivière Zora. Nous pourrons ensuite rallier le point de Misth, puis nous descendrons vers le sud en direction du lac Morcé. Nous partirons enfin vers l'ouest, et le Plateau sera droit devant. En espérant ne pas faire trop de mauvaises rencontres, répondit Arin d'une voix grave et posée.
- Nous ne pouvons espérer mieux. En route !
- Bien Messire. Si vous le permettez... demanda Arin, d'un air gêné.
Link l'interrogea du regard, l'invitant à poursuivre.
- Les légendes racontant que vous étiez épris de la Princesse Zora cent ans auparavant vont bon train. Et votre engouement pour cette mission ne fait que confirmer ces légendes. Vous avez fait tellement pour nous et ce Royaume. Soyez-en assuré, nous vous remercierons comme il se doit. Vous, la Princesse Zelda, mais aussi la Princesse Mipha, méritez amplement que nous fournissions tous ces efforts. De plus, quoi de mieux qu'une résurrection pour clouer le bec des détracteurs de la Princesse Zelda.
- Merci Arin. Vous avez déjà joué un bien plus grand rôle dans la reconstruction d'Hyrule que vous ne voulez l'admettre, rétorqua solennellement Link. Croyez-moi, si l'on avait tenté de m'imposer qui que ce soit d'autre que vous pour cette mission, j'aurais refusé d'une main de fer.
Arin ricana un instant, avant de finalement répondre :
- Vous n'êtes plus seul à devoir sauver ce royaume messire, et de vous à moi, vu ce qui vous attend par la suite, je pense très honnêtement que vous devriez apprendre à faire confiance. Vous avez été témoin d'un sacré fiasco il y a cent ans, mais maintenant c'est vous qui êtes au pouvoir. La Princesse vous tient en haute estime, vous pouvez imposer votre vision des choses, qui vraisemblablement est bien meilleure que celle de feu le Roi Rhoam.

* * *

Le groupe de soldats n'eut à peine le temps de se préparer que déjà l'ordre de départ fut donné. Alors que sa fille était transportée inconsciente aux côtés du Prodige hylien, et que son fils dirigeait son escorte, Dorefah, le Roi Zora regardait la procession s'éloigner de son domaine et se fondre dans l'horizon. Il désirait tellement pouvoir revoir sa fille. Link avait déjà sauvé tout son domaine et son peuple d'une pluie éternelle. Allait-il pouvoir redonner la vie ?

A suivre...

Ce texte a été proposé au "Palais de Zelda" par son auteur, "iv230". Les droits d'auteur (copyright) lui appartiennent.

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