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Féminisme de Zelda

Ecrit par Salem le 09.08.2009


A l'instar de nombreux thèmes abordés dans la série, "The Legend of Zelda" se montrerait féministe sur les bords ; Zelda se tarirait-il en donnant une opinion sexiste ? Voilà une question fort intéressante que j'ai décidé de creuser. Je proposerai donc diverses preuves pour étayer mon propos pour démontrer que par delà des allures poétiques la série cache un terrible secret : elle défend ces immondes créatures, ces femelles abjectes... J'arrête ici mon discours misogyne pour m'attaquer à la dissection du sujet :

Nombre de joueurs remarqueront que les femmes/filles jouent un rôle de premier plan dans la série. Je commencerai par énumérer tout simplement les gentes demoiselles qui ont permis à Link de survivre en ces mondes cruels :
Tous : Din, Farore et Nayru ainsi que les fées (note : M'sM a montré qu'il existe des fées mâles : Tael)
LOZ : Eh bien il n'y a que Zelda et Impa (mentionnée dans le manuel)
AOL : Zelda et Impa
ALTTP : Zelda et toutes les descendantes des sages
LA : Marine (à ma connaissance)
OOT : Zelda, Impa, Saria, Ruto, Nabooru et Malon
M'sM : Romani et Cremia, Lulu, la princesse mojo, Anju
OOA/OOS : je n'y ai pas joué mais Din/Nayru/Farore y sont (Impa aussi)
FS : je n'y ai pas joué
TWW : Zelda/Tetra, Arielle, la grand-mère de Link, Médolie
TMC : je n'y ai pas joué (dommage) mais je sais que Zelda et Malon y sont présentes
FSA : pareil (Malon y est)
TP : Zelda, Midona, Iria, Impa et beaucoup de femmes plus secondaires
PH : Tetra
ST : au moins Zelda

Le moins que l'on puisse dire c'est que cela fait du beau monde !

Montage de Sylvain Massard

Ensuite on va disséquer leurs rôles : la plupart du temps elles sont sages (TWW, ALTTP et OOT dans lequel 5 sages sur 7 sont des femmes), sinon elles sont des amies de Link (Saria/Iria et Arielle qui est sa petite soeur), princesses (Ruto, Zelda et Midona) ou des paysannes (qui sont d'ailleurs toutes rousses ou brunes mais jamais blondes : Anju, Marine et Malon/Romani et Cremia). Ainsi, on retrouve les deux extrêmes des classes sociales.
Ensuite je tiens à pointer du doigt que les personnages du sexe féminin sont toujours ceux qui font avancer Link dans sa quête, en particulier dans OOT et TP qui sont les jeux qui comptabilisent le plus de femmes. Dans OOT, elles sont la clef de sa quête des sages (à l'instar d'ALTTP) et de l'amitié (Saria) ; ces thèmes seront repris dans ses successeurs : dans TWW les moteurs de l'aventure sont d'abord Arielle puis Zelda/Tetra, auxquelles vient se joindre Médolie (qui comme par hasard est un sage) ; dans TP c'est une arrivée massive de femmes : l'aventure commence avec l'enlèvement d'Iria (rejoint Arielle) avant de laisser le relais à Zelda et Midona.
On peut diviser ces personnages en plusieurs catégories :

Les enfants :
Les fillettes sont nombreuses dans la série et sont généralement un des moteurs de l'aventure, pour les analyser prenons l'exemple d'Iria qui se fait enlever (Arielle) qui est aussi la clef de l'amitié (Saria) mais qui permettra à Link d'appeler Epona (une jument !) où bon lui semble, enfin presque (Malon, ça fait 3 en 1 !).
Ces quatre filles représentent ce qui fait avancer Link dans sa quête : la bonté et l'amitié, c'est pour cela que j'inclus Malon (qui parait secondaire au premier abord) qui traverse plus ou moins la saga : Marine d'abord, Malon/Romani ensuite, Médolie pour devenir Iria, elle unit Link avec les êtres qui l'entourent (Epona), Saria représente l'amitié indéfectible de Link qui traverse le temps et Arielle/Iria excitent (pas de blagues svp) le courage de Link, bonté, courage et amitié, c'est le trio des qualités de Link enfant.

Les princesses :
On en dénombre deux : Zelda et Midona (Ruto ne compte pas). Ces princesses sont les moteurs de l'aventure de Link adulte (exception faite pour TWW) : elles représentent le côté chevaleresque de Link puisque pour les sauver ce dernier devra trucider Ganondorf... Elles sont évidemment des personnages centraux et sont représentatives du dernier élément divin : la Sagesse (touche féminine). Sagesse et sentiments, car elles ne sont pas exemptes de ressentir quelque choses vis-à-vis de lui mais c'est là terrain glissant alors je m'abstiens de commentaire. Elles servent à révéler qui est Link, elles accompagnent souvent Link, soit physiquement (Midona) soit spirituellement (Zelda dans ALTTP) soit furtivement (Sheik).

Déesses/Oracles : Et ben oui, le féminisme de la série va jusqu'à faire des dieux d'Hyrule des femmes.

Autres : Là on range tout ce qui ne va pas ailleurs : de nombreux rôles sont attribués à des femmes dans la série : personnage important dans sa tribu (Ruto/Lulu/Luterra, princesse mojo, Nabooru, Baba), lien avec la famille royale (Impa dans tous les épisodes où elle apparaît), marchande (liste impossible à dresser), centre d'une quête annexe (Anju), sorcières (Koume et Kotake), fée, voire soldate (cf. Ash, son père étant le chef des gardes dans TP) ainsi que tenancière de n'importe quel établissement (Hena, Lise, Telma, etc.). Toutes ces femmes aident Link dans sa quête, et si on les totalise, Link reçoit plus d'aide de femmes que d'hommes (si, si, comptez).

Pourquoi ? Et oui, pourquoi parler de demoiselles et pas de seigneurs en armure ? La réponse est simplissime : la femme entraine moult considérations sociologiques, religieuses et symboliques. En effet, la femme est dans de nombreuses religions inférieure à l'homme, le christianisme et le judaïsme en particulier (l'Islam moins contrairement à ce qu'on pourrait croire), Aristote la considérait comme un homme imparfait (sic !) ; le bouddhisme au contraire prône la femme. "The Legend of Zelda" a vu le jour dans un pays asiatique dans lequel le féminin est suprême (Omikami Amaterasu, déesse du soleil et reine des dieux dans le shintô, respect !) ; il est probable (voire plus que probable) que le sexe féminin ait été donné aux divinités de la série en référence à Amaterasu. Zelda renverse ainsi la donne, en donnant une prépondérance au beau sexe.
D'un point de vue plus générique, la femme est perçue comme symbolique de fertilité et de sagesse (moins belliqueuse que les mâles) et maternelle ; mais la femme est aussi symbole de faiblesse (yin), et d'ailleurs elles sont les premières victimes de la guerre, et l'idée est magnifiquement reprise dans OOT (Malon est victime du règne de Ganondorf via le fayotage d'Ingo). Dans la série les femmes sont soit monstres de sagesse (Zelda et Midona qui se sacrifient toutes les deux), soit symbole d'amour (j'ose dire Ruto et Lulu ainsi qu'Anju), d'amitié (Saria, Iria, Malon, Médolie).

On note aussi que dans la série, les femmes sont souvent bien plus courageuses que les hommes, ou du moins elles ont un caractère bien trempé :
Tetra, cheftaine des pirates
Impa (dans OOT)
Romani (vous en connaissez vous beaucoup de gamines de 8 ans qui à minuit extermine des aliens avec son arc ?)
Iria (sale caractère au début)
Médolie (elle doit avoir 9 ans et elle affronte le volcan, chapeau !)
Nabooru, se rebelle contre son roi Ganondorf

D'ailleurs, n'avez-vous jamais ressenti une once de mélancolie lorsque vous rencontriez une de ces charmantes demoiselles ? Médolie, Saria et Ruto qui sont condamnées à être sages, Iria amnésique, Malon, victime d'Ingo, Anju qui à cause de Majora ne peut vivre son amour ; ces fille/femmes inspirent en effet la compassion et la bonté. Elles ne peuvent que déclencher une seule envie : "Je vais les atomiser ces pourris [les méchants] !". Et oui, messieurs, que serait un vaillant chevalier s'il n'avait pas de damoiselle en détresse à sauver ?

Plus qu'une ode à la nature, à la poésie, au rêve, "The Legend of Zelda" est une ode à la femme, derrière cette oeuvre, chacune voit ce qui caractérise une femme : la beauté, la mélancolie, la faiblesse (mais n'est-ce pas attirant ?), la sagesse, le courage. Elevée au rang de sexe suprême, de sexe tragique aussi, la femme est sûrement indispensable à la série ; intarissable série, beauté onirique tu nous rappelles que sans elles, nous, hommes barbares, serions bien malheureux. Beauté cachée, Zelda tu nous la rappelles, aimons les femmes, il faut les aimer, car elles sont ce qu'il y a de plus beau en ce monde : un monument de tendresse.
Donc, au nom de la mère, de la fille et de Zelda, Amen.


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