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The Legend of Ganondorf 7 : Clap de fin

Ecrit par Adrien
Prologue

Bon... alors...
Les miettes du royaume feront le repas des vainqueurs... Il n'y en aura pas pour tout le monde mais c'est bien là tout ce qui reste d'Hyrule...
C'est sinistre comme entrée en matière... Je refais.
... Alors :

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais c'est TLOG 7 et moi ça me rend toujours joyeux de débuter une nouvelle histoire. C'est un peu comme accoucher d'un nouvel enfant finalement... Bien que ma métaphore n'aille nulle part...
Qui dit nouvelle histoire dit forcément nouvelles péripéties, de la franche rigolade teintée du cynisme qui me caractérise assez souvent je dois l'admettre.

Majora : Et de toute la modestie qui t'envahit à chaque fois que tu parles de toi.
Adrien : Tiens c'est vrai que vous êtes là, vous.
Onox : C'est toi qui nous as demandé d'être là.
Adrien : Bah oui vu que c'est le prologue.
Onox : Le quoi ?
Adrien : Bah le prologue.
Onox : Le quoi ?
Adrien : Bah le prologue.
Onox : Ah...

...

Onox : Le quoi ?
Adrien : Mais rassurez-vous, dès le début du premier chapitre, vous serez là où vous étiez avant le prologue.
Onox : Le quoi ?
Majora : Cet humour de répétition va vite me saouler par contre.
Adrien : ... On peut donc dire que cette histoire commence sur les chapeaux de roux.
Ganon : AH mais c'est pour ça que tu nous as demandé à Anju et moi d'avoir un chapeau ! Je n'avais pas compris la blague.
Vaati : Je n'ai toujours pas compris.
Veran : Bon, tu nous expliques ce qu'on fait là en dehors de quelques blagues franchement ridicules ?
Adrien : Oui... bien sûr... Je sais d'ailleurs exactement pourquoi je vous ai fait venir...
Majora : ... Et ?
Adrien : ... Et c'est Agahnim qui va vous le dire !
Agahnim : Gné ? Mais je n'en sais rien moi.
Adrien : Tu devras apprendre à improviser à l'avenir. Ça peut servir.

Dans l'épisode précédent, nos héros s'étaient enfin débarrassés de l'Ordre après un dur combat...

Majora : Dur dur...
Vaati : C'est vite dit.
Onox : J'avoue que j'ai été un poil déçu.
Adrien : En fait vous avez décidé de me pourrir mon prologue.
Onox : Ton quoi ?
Adrien : ...
Veran : Si tu nous disais juste ce que tu nous veux ? Ça irait plus vite.
Adrien : Mais je ne veux rien. Je veux juste passer un peu de temps avec vous avant le début de cette aventure parce que je n'ai pas d'amis. Je veux juste introduire cette histoire à nos lecteurs en montrant qu'on s'entend hyper bien et que j'ai des amis et que non vous n'êtes pas dans ma tête, vous êtes réels.
Agahnim : Je ne savais pas qu'on faisait aussi dans la thérapie de groupe ici.
Vaati : Si tu veux je connais une psy hyper cool.
Adrien : ... Bon j'ai compris, dégagez, le spectacle va commencer.
Ganon : Je serai toujours le héros ?
Majora : Est-ce que tu as déjà été le héros ?
Ganon : ... Ma vie n'est que mensonge...
Adrien : Et bien on peut vraiment dire que ça introduit bien une histoire, un prologue.
Onox : Un quoi ?
Adrien : ...
Onox : Désolé, je te charrie.
Majora : C'était rigolo ton visage qui se décompose.

Chapitre 1 : Fragments   up

Les miettes du royaume feront le repas des vainq... Je l'ai déjà dit...

Chers lecteurs, je vous invite à prendre part dans le train de la narration. C'est un mode de transport vachement pratique puisqu'il va me permettre d'utiliser mon omniscience afin de narrer diverses histoires à différents lieux. Ainsi nous pourrons naviguer plus vite d'un point A à un point B (oui, c'est un train métaphorique pour ceux qui se posent la question).

Agahnim : Ce n'est pas le même train que tu utilises depuis des années en fait ?
Adrien : ...
Agahnim : Mais avec un nom maintenant... parce que je suppose que tout doit avoir un nom pour toi.
Adrien : Exactement Smelbick.
Agahnim : ... Je sens que le niveau ne va pas être haut...

Et nous commencerons cette histoire dans un endroit qu'on appelle plus communément le château d'Hyrule. Cette bicoque moyenâgeuse qui a connu bien des soucis depuis quelques temps.

Agahnim : C'est une manière de dire qu'elle a pris cher.

Et retrouvons dans la cour un personnage bien connu de nos aventures :

Gantarro : Allez les gars ! Les enceintes ne vont pas se reconstruire toutes seules !

Il paraît qu'ils vont lancer une loterie où les bénéfices des tickets iront dans la rénovation du lieu.

Gantarro : ... Bonjour Adrien... C'est toujours un plaisir de te voir parler à un mur.
Adrien : Ah bah tiens Gantarro ! C'est cool de te voir. Je ne t'avais pas vu.
Gantarro : ... Forcément...
Adrien : Vous faites quoi de beau ici ?
Gantarro : Comme tu vois on reconstruit un peu le château après les derniers événements.
Adrien : J'ai l'impression que Hyrule passe son temps à être détruit en ce moment.
Gantarro : Oh que oui, mais heureusement, tout cela est terminé non ? Non ?
Adrien : Normalement oui. Pas l'ombre d'une menace sur le royaume cette fois.
Gantarro : La dernière fois que tu as dit ça...
Adrien : Tout le monde peut se tromper non ?
Gantarro : ... Ouais mais bon... Toi tu fais le quota de tout le monde...
Adrien : ... Je suis très mauvais devin surtout.
Gantarro : Le paradoxe d'un narrateur je suppose.

Depuis le dernier assaut, les murs du château avaient été quelque peu... malmenés ?
Gantarro : Détruits.
Adrien : J'essaye d'être mesuré dans mes propos.
Gantarro : Pas moi. Appelons un chat un chat, ils ont été détruits.
Adrien : Tu n'es pas du genre... subtile.
Gantarro : Mais on ne m'a jamais décrit comme tel. Donc il n'y avait pas tromperie sur la marchandise.
Adrien : Certes, je te l'accorde. Ton personnage manque de subtilité.
Gantarro : Je n'ai pas dit ça mais c'est vrai que celui qui m'a écrit est franchement mauvais.
Adrien : DIS ! Je change de sujet sans aucune transition mais...
Gantarro : Tu veux que j'en fasse une ?
Adrien : ... On n'a qu'à dire que non, hein ?
Gantarro : J'aurai essayé...
Adrien : Tu sais où je peux trouver la princesse ?
Gantarro : Elle règle deux trois bricoles avec Tengaro dans la salle du trône.
Adrien : C'est rigolo on dirait qu'elle ne quitte plus son trône depuis qu'elle l'a récupéré.
Gantarro : Tu rigoles mais si je te dis que c'est vraiment le cas, ça te calme ?
Adrien : ... Oh...
Gantarro : Je lui ai même ramené son oreiller.
Adrien : Je vais aller voir la bête immonde de mes propres yeux, si tu veux bien.
Gantarro : Ne viens pas te plaindre d'être devenu aveugle après.

Je vous propose une petite transition, changement de décor.

ZWIIIIIIIIING

Voilà. C'est vachement pratique.

Zelda : AH !
Adrien : Oui ?
Zelda : Adrien... Tu m'as fait peur... Tu débarques tout le temps sans frapper ?
Adrien : ... Toc toc ?
Zelda : C'est un peu tard maintenant.
Adrien : Désolé.
Zelda : Bon, je suis à toi d'ici deux minutes.
Adrien : Occupée ?
Tengaro : Le royaume est à redresser après les calamiteux choix économiques de l'Ordre.
Adrien : Je vois...
Zelda : C'est un bazar sans nom... Comment ont-ils pu croire qu'une économie ultra-libérale allait redonner du pouvoir d'achat au peuple ? C'est aberrant de stupidité.
Tengaro : Il ne tient qu'à vous de changer cela princesse.
Zelda : Et je ne vais pas me gêner pour le faire, tiens. Prends des notes Tengaro : Tu annules purement et simplement toutes les lois passées en vigueur sous le règne de l'Ordre.
Tengaro : Princesse, le royaume n'allait pas bien non plus avant.
Adrien : Et puis c'est un peu extrême comme décision. Il y avait sûrement du bon dans ce qu'ils ont fait, non ?
Zelda : Chaque chose en son temps, on répare les erreurs de ces incapables d'abord, on réparera les miennes après...
Adrien : Ça ne manque pas de travail ici je suppose.
Zelda : Une horreur, il faut tout revoir, tout reconstruire... sans parler du fait de regagner la confiance du peuple.
Adrien : Elle n'est pas déjà acquise depuis la dernière fois ?
Zelda : Le peuple n'est pas manichéen. Ce n'est pas parce qu'ils étaient contre l'Ordre qu'ils sont forcément pour mon retour. Je dois les convaincre par des mesures économiques et sociales fortes...
Tengaro : On mise sur un programme ni à droite ni à gauche.
Adrien : ... Mouais... pas sûr que ça marche longtemps ce genre de politique funambule.
Zelda : Le tout c'est de rendre le peuple heureux. L'argent viendra après. Il faut d'abord stabiliser le régime qui a connu quelques difficultés...
Adrien : Un coup d'état.
Zelda : Tu n'es pas du genre subtil, toi.
Adrien : Faut savoir ce que vous voulez...

Comme elle a grandi la capricieuse princesse des premières aventures. Elle est impressionnante sur certains points car assez éloignée de l'image qu'on me donnait d'elle avant.

Zelda : Il y a un truc que je ne supporte pas, Adrien.
Adrien : Oui ?
Zelda : Que l'on me voit comme une cruche. Je ne suis pas une cruche, je suis une princesse certes, héritière héréditaire du trône d'Hyrule ça d'accord, mais pour autant, je n'en suis pas stupide. Le peuple a trop tendance à me caricaturer comme une idiote. Alors, j'ai juste voulu montrer que je n'étais pas qu'une princesse, que je pouvais être aventurière, diplomate et surtout, courageuse.
Adrien : Tout ça ?
Zelda : Tu croyais quoi ?
Adrien : Comme vous êtes la seule à nous tutoyer alors qu'on vous vouvoie, on pense surtout de vous que vous êtes brut de pomme et vulgaire, tout l'inverse d'une princesse.
Zelda : Maintenant regarde-moi bien... Est-ce qu'il vaut mieux être vu comme vulgaire ou comme une cruche ?
Adrien : Ah ça se discute.
Zelda : Pour moi c'est tout vu. Ce royaume est mien, et malgré le fait que je me sois laissée aller ces derniers temps, il est grand temps que je marque l'histoire.
Tengaro : Déjà il faudrait décider du dîner de ce soir, princesse.
Zelda : Du taboulé ? J'aime bien le taboulé.
Gantarro : Princesse !
Zelda : Ah mon fidèle Gantarro. Entre donc, ne fais pas de manières.
Adrien : Alors que moi je dois absolument frapper à la porte sinon je me fais gronder...
Zelda : Mais tu vas arrêter de parler dans ta barbe ! Tu n'en as même pas.
Adrien : Diantre elle a raison !
Gantarro : Les enceintes se reconstruisent à bon rythme, je pense qu'elles seront finies très bientôt.
Adrien : Vous les payez au moins les ouvriers ?
Zelda : Tu sais, les caisses du royaume sont un petit peu vides en ce moment.
Adrien : Je me disais aussi.
Gantarro : Aussi je me dois de m'entretenir avec vous au sujet de quelque chose d'important pour moi.
Zelda : Je t'écoute.
Gantarro : Voyez-vous... j'exècre Link.
Zelda : Je le sais déjà, tu nous l'as toujours dit depuis la première fois qu'on s'est rencontrés.
Adrien : Moi aussi je le sais, et je l'ai su avant la princesse. Je suis un peu un "vrai".
Gantarro : Ah...
Adrien : Et je pense que tous les lecteurs le savent aussi.
Gantarro : Oui mais moi à la base, je voulais devenir meilleur que Link, le surpasser et le tuer de mes propres mains.
Zelda : Ce n'est pas un peu violent pour une fiction tout public ?
Adrien : Je pense qu'on a déjà perdu tout le monde lorsque vous avez parlé d'économie libérale alors bon...
Zelda : D'ultralibérale s'il te plaît.
Gantarro : Je veux laver l'honneur d'Hyrule en me débarrassant de ce freluquet tout juste bon à casser des pots.
Zelda : ...
Adrien : Tu veux tuer Link ?
Gantarro : Oui, je veux finir la mission que je m'étais donnée à la base.
Zelda : Je ne sais pas Gantarro. Link a quand même aidé à défaire l'Ordre en combattant férocement Navi.
Adrien : ...
Gantarro : Je ne veux pas être que votre garde du corps, je veux être le nouveau héros de la légende.
Tengaro : Mais ça c'est ambitieux, jeune homme.
Gantarro : Mais je le suis, ambitieux. Et je me crois surtout capable de le devenir.
Adrien : Et que feras-tu de Ganon et des autres ?
Gantarro : Ceux-là n'ont pas la prétention de rentrer dans la légende, moi oui. Et il est hors de question que Link fasse obstacle à mon destin.
Zelda : ... Écoute Gantarro... C'est bon... va combattre Link.
Gantarro : C'est vrai ?
Zelda : Oui... je te l'autorise si tu le veux tant que ça.
Adrien : Wow... Vous êtes souple sur les combats de rue, vous.
Gantarro : Merci princesse.
Zelda : Cependant, qu'on se mette d'accord. Je veux que tu l'affrontes à la régulière, lors d'un match ou aucun des deux ne tuera l'autre.
Gantarro : Mais... quel intérêt alors ?
Adrien : J'espérais du sang, c'est vendeur.
Zelda : Néanmoins, le vainqueur de ce combat sera le héros de la légende. Je m'arrangerai avec les déesses pour que ça soit le cas. Elles m'écouteront.
Adrien : Vous en êtes sûre ?
Zelda : J'apporterai des pâtisseries.
Adrien : Ah ouais bonne idée.
Gantarro : ...
Zelda : Tu as compris Gantarro ? Soit Link gagne et son nom reste, soit tu gagnes, le nom de Link ne sera plus qu'un souvenir et ton image ira remplir les vitraux de tout Hyrule.
Gantarro : ...
Zelda : Est-ce que cette proposition te plaît ?
Gantarro : Oui, elle me plaît. Je pars sur-le-champ princesse, vous ne le regretterez pas.

Et il partit, motivé. La légende raconte qu'il parcourut Hyrule à la recherche du héros de la légende afin d'en faire un héros déchu. Il quitta le village, prit la route. Il franchit bien des montagnes, traversa bien des rivières... Pays après pays... Village après village... Il marcha... marcha... Il chercha... Et puis un jour...

Zelda : ... J'ai crois que j'ai créé un monstre.
Adrien : Moi aussi pour tout avouer.
Zelda : Bah, de toute façon, ce n'est pas eux qui mettront Hyrule à feu et à sang. La paix est instaurée, et je l'espère durable. Je ne voudrais pas qu'un groupuscule d'individus viennent une fois encore me prendre le trône et faire n'importe quoi avec les réformes de ce royaume.
Adrien : Et bien pour une fois, je suis entièrement d'accord avec vous.
Zelda : Pour une fois ?
Adrien : Il serait grand temps que les événements se calment ici. Il y a eu beaucoup trop de choses ces derniers temps. Et il serait dommage de ne pas pouvoir conclure cette histoire calmement.
Zelda : Adrien ?
Adrien : Princesse ?
Zelda : C'est ça qu'on appelle un début d'intrigue ?
Adrien : ... Ça m'en a tout l'air en tout cas.
Zelda : Alors j'ai vraiment créé un monstre... Et connaissant les intrigues dans le coin... Cela pourrait bien mettre Hyrule à feu et à sang.
Adrien : Vous pensez que c'était une mauvaise idée ?
Zelda : Une très mauvaise idée.
Adrien : De toute façon, avant que les deux se mettent dessus, ils doivent se trouver. Et Link ayant une forte tendance à aller dans des lieux complètement paumés... Je pense qu'on est tranquille un certain moment.
Zelda : J'espère que tu as raison.

Chapitre 2 : Irrégularités irrégulières   up

Non loin du château d'Hyrule et de son agitation quelque peu rocambolesque, dans le bar "L'épée divine" (dans le sixième arrondissement toi même tu sais), c'est une toute autre euphorie qui envahit les lieux. Le peuple boit, se saoule à la gloire de nos héros et de leur récente victoire. Au milieu de tout cela, les plus anciens ennemis que le monde ait connus se reposent après de telles aventures et essayent d'oublier leurs rancunes respectives...

Ganon : Ils sont beaucoup trop contents ces gens-là.
Link : Bah il faut dire que chez ces gens-là, on ne vit pas, on triche.
Ganon : Ils trichent ?
Link : Ils s'accaparent une victoire qui nous revient de droit.
Ganon : Il faut toujours que tu exagères toi... Le peuple a un peu aidé quand même non ?
Link : Non, j'ai tout fait.
Ganon : Link. Sérieusement.
Link : Écoute, on a sauvé le monde ensemble, d'accord. Je me suis peut-être laissé aller dans une alliance incongrue que même les pires traîtres de l'histoire auraient refusée. Pour autant je te déteste toujours et je tiens à le rappeler dès que j'en ai l'occasion.
Ganon : Ta sympathie t'étouffe toujours autant en tout cas, ça fait plaisir.
Link : Crois-moi que si je pouvais supprimer ce morceau dans les livres d'histoires, je le ferai les yeux fermés. Bien que ce ne soit pas pratique.
Ganon : Bah oui, on voit moins bien.
Link : Fatalement oui. Tout ça pour dire que je veux redevenir le héros solitaire que j'ai toujours été. Toi et tes potes, vous allez gentiment vous mettre à la retraite et ne plus ramener vos bottes dans mon quartier.
Ganon : Ah ouais ? Et pour sauver le monde ?
Link : Je maîtrise la situation.
Ganon : Pour s'occuper de Zelda ?
Link : Je maîtrise la situation.
Ganon : Et pour nous qui sommes des héros comme toi malgré tout ce que tu diras ?
Link : Je méprise la situation.
Ganon : Tu ne peux pas juste faire comme si on n'avait pas existé ces dernières années, Link. Et puis avoue que si on a pris autant d'importance, c'est que tu as UN PEU fait n'importe quoi ces derniers temps.
Link : ... Je ne vois pas de quoi tu parles.
Ganon : Tu es pitoyable.
Link : Bah non je suis Link.
Ganon : Tu rejettes la faute sur tout le monde et tu t'attribues tous les honneurs. Alors que pour rappel, tu n'as même pas combattu Nav...
Link : Chut chut pas si fort. Ils vont t'entendre...
Ganon : Tu comptes le dire à la princesse que tu n'as servi à rien ?
Link : Écoute ce n'est pas facile. Depuis que vous êtes des héros moi je peine à trouver ma place. Alors si pour la princesse j'ai combattu Navi, tant mieux, j'aurai au moins servi à quelque chose dans cette histoire et je peux garder ma place. Tu ne voudrais quand même pas me pousser au chômage ?
Ganon : ... Tu veux dire comme tu veux faire avec nous, c'est ça ?
Link : Ah c'est malin ça... Tout de suite...
Ganon : J'essaye de comprendre ta logique.
Link : Et donc ?
Ganon : Ce que tu dis n'a aucun sens.
Link : Pourtant tout est limpide pour moi. Maintenant prends ton verre et trinquons à notre sauvetage héroïque.
Ganon : (Prenant son verre) Je n'arrive pas à savoir si on a sauvé la princesse ou notre existence.
Link : (Trinquant) Tais-toi et bois.
Médolie : Plus je vous observe, moins je vous comprends les gars.
Ganon : Médolie ? Tu m'as fait peur... Tu aurais pu nous dire que tu étais là. Au moins par une didascalie.
Link : Tu as l'âge requis pour fréquenter ce genre d'endroits d'ailleurs ?
Médolie : Pourquoi vous ne faites pas la paix tous les deux ?
Link : Pourquoi tu évites de répondre à ma question ?
Médolie : Vous n'êtes plus des ennemis au fond et la princesse semble enfin vous apprécier tous sans exception. Dans ce nouveau monde d'amour, pourquoi maintenir une haine ?
Ganon : ...
Link : ...
Ganon : Nan mais de quoi elle se mêle celle-là ?
Link : Toi qui était une ennemie il y a peu, je doute que tu puisses la ramener sur quoique ce soit.
Ganon : Ouais d'abord ! Et tu étais où quand il fallait sauver le monde hein ?
Link : Ah là on la ramène moi hein ?!
Médolie : Alors déjà ils vont se CALMER les deux énergumènes, parce que dans l'histoire, on a TOUS été ennemis du royaume à un moment. Alors on est sur un pied d'égalité à ce niveau.
Link : Ça doit faire hyper mal d'être tous sur le même pied.
Ganon : Énergumènes ? Tu n'y vas pas de main morte avec tes insultes.
Médolie : C'est parce que vous m'avez énervée, du coup je sors de mes gonds.
Link : Et puis ça doit être un très grand pied quand même. Au mois du 62.
Ganon : De toute façon Médolie, la question n'est pas de savoir si on s'aime ou pas, c'est surtout une histoire de trouver sa place.
Médolie : Votre place ? Qu'est-ce qu'elle a votre place ?
Link : On ne peut pas être tous les deux des gentils, ça fait qu'il manque des méchants, et sans méchants, il n'y a plus vraiment de bien ou de mal, donc plus de gentils, donc on existe pas, donc il n'y a plus besoin de méchants, donc plus de gentils, donc j'ai perdu le fil.
Médolie : ... Ouais d'accord. Heu... votre problème c'est de penser le monde en deux couleurs.
Link : Deux couleurs ?
Médolie : Vous le prenez soit blanc, soit noir. Les gens pour vous sont soit méchants soit gentils. Mais votre dernière aventure est censée vous montrer que tout ceci est plus complexe qu'une notion de bien ou de mal. Il y a une multitude de couleurs pour une multitude de camps différents.
Link : J'ai du mal avec ta métaphore de la couleur.
Médolie : Pour faire court, je doute que l'Ordre poursuivait le même but que Ganon à l'époque.
Link : Je ne sais pas, c'était quoi ton but ?
Ganon : ... Je ne sais pas... On m'a toujours dit que c'était inné chez moi... d'être méchant... Alors je n'ai jamais réellement pensé au pourquoi du comment.
Link : C'est comme moi. On m'a dit que j'étais l'élu, je n'ai pas posé de questions et je suis parti sauver Hyrule...
Médolie : ... Dans ce cas ma théorie ne sert à rien ici...
Link : Il faudrait demander aux déesses pour plus de détails, elles doivent le savoir.
Ganon : Dommage qu'elles ne soient pas dans ce bar en ce moment précis.

...

Ganon : J'ai dit : "Dommage qu'elles ne soient pas dans ce bar en ce moment précis."
Adrien : Ah pardon je m'étais endormi.
Link : Mais depuis quand tu étais là déjà ?!

Comme un étrange coup du destin (ou un scénario très bien ficelé c'est vous qui voyez), nos personnages remarquèrent une table au fond composée de trois personnes : les trois déesses.

Nayru : Chuuuuuuuuut.
Din : Pas si fort, voyons.
Ganon : Pourquoi personne ne semble étonné de vous voir ici en train de vous saouler vraisemblablement ?
Link : Ce qui devrait déjà alerter sur la sûreté du royaume.
Ganon : Et tu sais de quoi tu parles en disant ça.
Nayru : Parce qu'on est des légendes, rares sont les personnes à nous avoir vues pour de vrai. Donc ici on est plutôt des inconnues et c'est tant mieux.
Din : Ça nous permet de profiter de la boisson sans avoir de jugement de valeur... À part vous semblerait-il...
Médolie : Alors... c'est vous les déesses ?
Farore : Elle a l'air étonnée, la petiote ! On dirait que tu as vu un fantôme.
Link : D'un côté...
Ganon : Moi avec Adrien à nos côtés, c'est une impression que j'ai quotidiennement.
Adrien : ... Je vais bien merci...
Ganon : Ah ah... (chuchotant aux déesses) Il est dans le déni.
Adrien : Hey !
Din : Bon bah installez vous, ne restez pas debout.

...

Din : Alors, vous aviez une question pour nous ?
Link : En fait maintenant que je vous ai en face, j'en ai plusieurs.
Nayru : Oui, Ganon et toi êtes manichéens à la base. Vous êtes nés pour remplir la notion de bien et de mal, de yin et de yang, de paradis et d'enfer, de blanc et de noir...
Farore : Je pense qu'ils ont compris l'image.
Nayru : Voilà... sauf depuis peu où vous vous êtes en quelques sortes "libérés" de ce carcan. Mais ça c'est contre notre volonté.
Link : En parlant de volonté, pourquoi vous n'avez rien fait pour nous aider ?
Nayru : ... Pardon ?
Link : Vous avez bien compris ma question. Je vous demande pourquoi vous nous avez laissés nous entre-tuer sans réagir.
Farore : Nous avons créé le monde, nous ne sommes pas censées le réglementer et le contrôler.
Ganon : Ça aussi, ça change quand ça vous arrange, non ?
Din : Et puis vous croyez qu'on a que ça à faire de s'occuper de vous ? On a des beignets au four, nous.
Médolie : C'est la version divine de la phrase "avoir des chats à fouetter" ?
Din : Non, c'est du littéral.
Médolie : ... Et vous faites des goûters d'anniversaire ouverts au public parfois ?
Ganon : Vous êtes vraiment fières de ce qu'est devenu Hyrule ?
Nayru : On ne s'en plaint pas. Avec Ganon qui a changé de camp, tout est devenu plus tranquille. Et puis maintenant que le problème de l'Ordre est réglé, tout va pour le mieux, non ?
Link : Non.
Ganon : Pas d'accord.
Farore : Vous êtes pénibles. Qu'est-ce qu'il y a encore ?
Ganon : Si on a été créés pour être méchants et gentils, vous pouvez comprendre notre mal de vivre actuel, non ?
Din : Et le notre, on en parle ? On ne sert plus à rien. On passe nos journées à manger des pâtisseries en attendant une mort qui ne viendra jamais parce qu'on est immortelles.
Link : Passer votre vie à manger des gâteaux... Ouh la la je vous plains...
Din : Merci, enfin de la considération.
Farore : C'est du sarcasme Din... Je t'ai déjà dit d'être prudente à propos de ça. Tu n'arrives vraiment pas à le reconnaître.
Nayru : De toute façon, héros, votre bien-être actuel, il ne tient qu'à vous de le détruire.
Ganon : Comment cela ?
Nayru : Bah vous êtes maître de vous, non ? Alors que l'un d'entre vous redevienne méchant et tout rentrera dans l'ordre... Si j'ose dire...
Link : ...
Ganon : ...
Médolie : Ce serait une énorme régression de retourner comme au début.
Ganon : Je suis d'accord. Personnellement je ne veux plus jamais être méchant.
Nayru : Le problème, mon petit cochon, c'est que c'est dans ta nature. Chasse le naturel, il revient au galop.
Ganon : Ça jamais. Je resterai gentil car cette nouvelle vie me satisfait davantage.
Farore : C'est beau l'auto-persuasion.
Link : Quant à moi, j'ai essayé de faire le mal... Franchement comme situation professionnelle on a vu mieux.
Din : C'est embêtant... Et toi Médolie ? Ça te dirait ?
Médolie : Ah non mais moi ne me mêlez pas à vos histoires. Je suis insignifiante et je compte bien le rester. La lumière des projecteurs : très peu pour moi.
Nayru : ... C'est quoi un projecteur ?
Médolie : Aucune idée.
Farore : Adrien ?
Adrien : Hein ?
Ganon : Si tu pouvais éviter de dormir devant nous, ça nous vexerait moins.
Adrien : Hey je suis fatigué moi.
Farore : Toi tu pourrais faire un nouveau méchant, non ?
Link : C'est pas ce qu'il fait depuis le début ?
Adrien : Ah ah très marrant, Link.
Ganon : Mais ce ne serait pas le pire des ennemis ? Vu qu'il est omniscient, il aura toujours une longueur d'avance sur nous.
Link : Et il peut se téléporter. Ce qui d'un point de vue quantique est douteux.
Médolie : En gros il n'a aucun sens.
Adrien : Et ouais, je n'ai aucun sens. C'est à propos de quoi ?
Din : Et pourquoi pas essayer ? Après tout son omniscience est tellement peu logique qu'il ne se rappelle jamais de ce qu'il voit.
Ganon : ...
Link : ...
Adrien : Vous êtes qui ?
Ganon : ...
Link : ...
Adrien : J'adore l'humour.
Médolie : OH MON MIYAMOTO, MAIS VOUS AVEZ RAISON, IL A MÊME OUBLIÉ QUI NOUS ÉTIONS !
Adrien : ... Vous savez être surprenants même après toutes ces années. C'est passionnant. On pourrait écrire une grande saga sur vous.
Ganon : Je pourrai être le héros cette fois ? Et avoir mon nom dans le titre ?
Link : Crois-moi, ce n'est pas parce que tu es le héros que tu as ton nom dans le titre.
Ganon : Oui mais toi on ne t'aime pas.
Link : Ah ouais ? Tu veux qu'on se mette sur la tronche ?
Ganon : Ce n'est pas l'envie qui me manque.
Médolie : Oh non, pas de bataille d'ivrognes, s'il vous plaît.
Link : ... Si c'est comme ça, je me casse. Salut l'idiot.
Ganon : Ouais c'est ça casse-toi le ringard, tu n'es plus celui que tu as été.
Link : (Partant) Tu auras de mes nouvelles !
Ganon : Promis, je regarderai la rubrique nécrologique de l'Écho d'Hyrule !
Médolie : Mais... mais... mais non... (Court après Link)
Din : ... Les filles, je crois qu'on a encore pété l'ambiance.
Nayru : Chaque descente qu'on fait, c'est pareil...
Farore : Ça aussi ça doit être inné.
Din : Bah du coup on fait quoi ?
Farore : On va peut-être rentrer avant de créer plus d'ennuis... Enfin je sais pas mais à ce rythme là et au vu de notre karma actuel, dans une heure on fait accidentellement un génocide.
Nayru : Déjà que la dernière fois c'était pas top et ça a créé une sale ambiance pendant des générations...
Din : Ouais alors autant se tirer avant.
Din : Allez, salut le monde.
Nayru : Des bisous.
Farore : Ne mangez pas trop gras, trop sucré, trop salé.
Ganon : (Soupirant) ... Enfin seul...
Adrien : Je devrais peut-être y réfléchir à leur idée de me faire devenir méchant... L'idée est sympa et un peu originale pour une fois... Même si le combat serait complètement déséquilibré... Mais ça ferait un pinacle intéressant d'un autre côté.
Ganon : J'ai dit "Enfin seul" !
Adrien : Ah pardon je te laisse alors.

Après tout cela, il semble important de revoir mon projet professionnel... Je ne vais pas rester narrateur toute ma vie en plus donc autant se recycler au plus vite. Et Méchant... Ça rend bien sur un CV ça, non ?

Chapitre 3 : Ce n'est que la suite logique   up

Vaati : TADAAAAAA !
Anju : OH MON COEUR C'EST MERVEILLEUX ! C'EST SPLENDIDE ! JE N'AI PAS LES MOTS !
Vaati : Alors ne dis rien.
Anju : Mmmmm mmmm mmm m m.
Vaati : Hein ?
Anju : Je ne disais plus rien.
Vaati : Ah oui d'accord je viens de la comprendre. C'est drôle c'est drôle.
Anju : Quoiqu'il en soit c'est absolument extraordinaire ce que tu as fait !

Mais justement, qu'est-ce que Vaati a fait pour avoir autant d'éloges de la part d'Anju ? Et bien en fait...

Vaati : J'ai acheté une toute nouvelle ferme !

... Deux secondes chers lecteurs, je reviens.

Adrien : Dites vous autres : vous n'en avez pas marre de gâcher tout suspense à chaque fois ?
Vaati : Il faut dire qu'on fait cela depuis le début.
Anju : Rien de vraiment nouveau à l'horizon.
Vaati : Ce n'est que la suite logique.
Adrien : Ce n'est pas une raison pour continuer. Vous connaissez le principe d'originalité ?
Anju : Autant que toi.
Adrien : ... Je retourne à ma narration.
Anju : Je te prie.
Vaati : Je crois que c'est ce qu'on appelle un "touché-coulé" dans le milieu.

Donc... oui... où en étais-je ? Ah oui ! Donc Vaati a acheté une nouvelle maison...

Vaati : En fait, après la destruction de notre ancienne ferme dans l'épisode précédent, je me suis demandé s'il fallait la reconstruire ou acheter autre part. Il se trouve qu'un certain Talon cherchait un terrain vague pour y construire une nouvelle entreprise avec son associé. Alors on a fait affaire et j'ai vendu l'ancien terrain avec les ruines de notre maison. Ainsi, avec l'argent amassé, mes quelques économies et la petite prime que la princesse nous a avancée pour avoir sauvé le royaume, j'ai pu acheter cette magnifique demeure aux abords de la forêt Kokiri.
Anju : Est-ce que ça fait de toi un mari machiste qui achète pour offrir à une femme superficielle ?
Vaati : ... Maintenant que tu le dis...
Anju : Ce n'est pas grave tu sais, je t'aime quand même.
Vaati : Tu es la femme parfaite alors. Tout simplement.
Anju : Je sais, je sais.
Veran : En tout cas, c'est franchement joli. Vous pourrez nous inviter à manger à l'occasion.
Vaati : J'y compte bien. Justement le salon est assez grand pour recevoir. Et c'était un de mes critères de recherche.
Onox : J'espère que la nourriture sera aussi appréciable que cette maison.
Adrien : Vous faites quoi ici tous les deux ?
Veran : Pas grand-chose... On s'occupe...
Onox : On les accompagne parce que justement on n'a pas grand-chose à faire.
Veran : Donc ça occupe.
Onox : Parce qu'on n'a pas grand-chose à faire.
Veran : Ouais voilà.
Adrien : ... Et vous vous répétez beaucoup aussi.
Veran : Parce qu'on n'a pas...
Adrien : Pas grand-chose à faire, j'ai bien compris.
Onox : Donc ça occupe.
Adrien : ... Pas trop ennuyés depuis la fin de l'Ordre ?
Onox : Après autant d'aventures, ça fait du bien de retourner au calme.
Adrien : Ça ne vous manque pas ?
Onox : Pour l'instant non, on souffle, on respire. On verra après.
Veran : Et puis il ne faut pas oublier qu'on s'est durement battus.
Onox : Ça c'est bien vrai ! Donc se reposer maintenant nous paraît convenable.
Veran : Ce n'est que la suite logique.
Adrien : Je vois...
Vaati : Bon ! Je vous fais visiter ?

Pris d'un certain entrain, Vaati se précipita pour ouvrir la porte et s'engouffra dans la demeure (fort sympathique au demeurant).

Vaati : Alors là c'est l'entrée !
Veran : Sympa.
Onox : J'espère que le plat le sera tout autant.
Adrien : Et le dessert !
Onox : Tope-là !

TAPE

Veran : S'il vous plaît vous deux.
Onox : Désolé.
Adrien : Désolé.
Vaati : Là, le fameux salon.
Onox : Effectivement, c'est grand.
Anju : C'est pratique pour fonder une famille.
Vaati : Hein heu oui tout à fait jallaisledirevoistu.
Veran : Il perd tous ces moyens, c'est rigolo.
Vaati : BREF ! Le coeur de la maison, la cuisine.
Onox : Pour que la femme cuisine ?
Anju : Oh la non, je ne sais pas cuisiner.
Vaati : Alors que moi je sais. On est clichés mais pas trop quand même tu vois ?
Veran : C'est marrant parce que tu ne nous as jamais parlé de tes talents culinaires.
Vaati : Cela n'avait aucune importance pour le scénario. Tu confirmes Adrien ?
Adrien : Je confirme, tout le monde s'en fiche.
Vaati : Voilà.
Veran : Et je suppose que c'est à l'étage qu'on retrouve les chambres ?
Vaati : Parfaitement, mais elles ne sont pas encore aménagées, donc inutile de vous les montrer.
Veran : Je comprends. Puis ça évite de faire durer le paragraphe.
Adrien : ...
Veran : Tu penses bien qu'après tout ce temps on commence à te connaître.
Adrien : ... Oui bon... On passe à autre chose ?
Onox : Dans le milieu on appelle ça une "flemme", non ?
Adrien : Vaati ! Fais la transition vers la scène d'après s'il te plaît.
Vaati : Heu oui oui d'accord... Mais par contre, je peux ouvrir cette porte-fenêtre et vous montrer le jardin.

En ouvrant la...

Tous : WOAH !

... Très bien... Je me tais... J'ai compris.

Veran : C'est grand, c'est vaste, c'est beau, il y a la forêt juste en face...
Onox : Cet endroit est un vrai petit coin de paradis.
Vaati : Ah ah ! J'en étais sûr ! J'ai eu la même réaction en visitant la première fois.
Anju : On va être tellement bien ici, mon amour.
Vaati : On pourra faire un beau jardin, un potager, élever des poules...
Anju : Éduquer des enfants.
Vaati : ... Et des tas de bonnes choses.
Adrien : Quant on voit d'où tu es parti, on ne peut qu'être étonné de ton évolution.
Vaati : En réalité je suis un peu le personnage principal de cette série.
Adrien : Ne le dis pas trop fort, IL pourrait t'entendre.
Vaati : Promis, je resterai discret.
Anju : On pourrait planter quelques arbres déjà, ça ferait un dégradé entre la prairie et la forêt, au lieu d'avoir un mur d'arbre qui s'arrête net.
Vaati : Tu penses que ce serait une bonne idée ?
Anju : Et pourquoi pas ? Ça rajouterait du relief au jardin.
Vaati : Je suis d'accord, dit comme ça.
Anju : Et puis après, le coin là-bas semble parfait pour un petit jardin avec un ruisseau et des poissons dedans...

Au milieu de cette discussion, Veran et Onox en profitèrent pour se mettre un peu à l'écart du couple le plus niais de l'histoire.

Onox : Et puis d'ici on voit même le château d'Hyrule.
Veran : C'est bien c'est bien...
Onox : ... Qu'est-ce que tu as ?
Veran : Rien... ça me laisse juste pensive leur bonheur.
Onox : Pensive ?
Veran : Je les envie un peu je voulais dire.
Onox : Tu voudrais le même ?
Veran : Pas vraiment le même... mais j'aimerais aussi être heureuse un jour...
Onox : Tu n'es pas heureuse ?
Veran : Disons que je me suis pas encore remise du fait que j'ai failli crever.
Onox : ...
Veran : Mais ne t'inquiète pas ! Je suis vivante au moins, c'est le plus important.
Onox : Je peux savoir quelque chose ?
Veran : Oui ?
Onox : Pourquoi tu t'es blottie contre moi la dernière fois ? C'est inhabituel de ta part.
Veran : Ah ça... je... dirais que j'ai agi sous l'impulsion.
Onox : Sous l'impulsion... Je vois...
Veran : ... Tu as bien aimé ?
Onox : C'était doux et réconfortant d'une certaine manière.
Veran : Et bien c'est tout ce qui compte.
Onox : Tu le referas ?
Veran : Hein ?
Onox : Je veux dire... J'ai senti mon coeur s'alléger et j'ai bien aimé, donc je me disais...
Veran : Oh... alors si tu as bien aimé... je le referai alors.
Onox : C'est vrai.
Veran : Oui, ce n'est que la suite logique.
Vaati : (Revenant vers eux) Bon les gars, elle est bien ou pas cette maison ?
Veran : Elle est absolument géniale. D'une certaine manière elle est faite pour vous deux. C'est ce qu'on se disait avec Onox.
Vaati : Vous étiez pas en train de vous chamailler comme vous le faites d'habitude ?
Onox : Nan mais c'est quoi ce cliché ?
Anju : Après c'est vrai que ça fait très longtemps qu'on ne vous pas vus vous battre.
Vaati : C'est vrai ça... Tout va bien entre vous ?
Onox : ... T'inquiète pas pour nous, tout va bien.
Veran : C'est donc là que vous allez maintenant vivre donc ?
Vaati : Oui ! Enfin un peu de routine après tant de changements. Cela faisait longtemps que ça me trottait d'arrêter de me la jouer sorcier.
Anju : Est-ce que cela veut dire qu'on va avoir une petite vie tranquille rien qu'à nous ?
Vaati : Il serait plus que temps en effet. Je raccroche ma capuche.
Veran : Ce n'est pas une vraie expression, tu le sais ça ?
Onox : Alors c'est décidé, tu prends définitivement ta retraite ?
Vaati : Si plus personne n'a besoin de moi pour sauver le monde, quelqu'un de plus important à mes yeux a besoin de moi pour le quotidien.
Veran : Ça se comprend... Enfin moi je te comprends.
Onox : ...
Anju : Par contre mon chéri, fais attention, tu redeviens niais.
Vaati : Ah... où sont passés mes médicaments contre la niaiserie ?
Adrien : Et vous deux alors ?
Veran : Oui ?
Onox : Oui ?
Adrien : Vous avez des projets maintenant que la paix semble être revenue sur Hyrule ?
Veran : Pas particulièrement... Je vais me trouver une passion et l'exercer juste pour moi. En gros vivre de mon plaisir et c'est tout.
Adrien : C'est sympa ça, et toi Onox ?
Onox : Il y aura toujours quelques monstres à Hyrule de toute façon, donc je pensais m'engager dans la garde royale.
Adrien : Ah oui carrément ?
Onox : Cela me permettrait de continuer de combattre tout en restant un héros. C'est qu'on s'y attache à ce genre de réputation.
Veran : Je te comprends tellement. Mais bon, j'ai assez frôlé la mort pour ne plus vraiment vouloir recommencer. Je vais me trouver une petite demeure, sans doute en plein centre d'Hyrule, et y couler des jours paisibles.
Anju : En plein centre-ville ? Tu es sûre ?
Veran : J'aime l'agitation qu'on y trouve. C'est comme ça. Vous avez besoin de votre vie au vert, j'ai besoin de ma vie en ville.
Onox : Au moins tu ne seras pas loin de moi.
Veran : Exactement, je pourrai toujours venir t'embêter de temps en temps.
Adrien : Il n'y a pas à dire, c'est beau.
Anju : Et toi Adrien ? Des projets ?
Adrien : Et bien après la proposition des déesses, je pense sérieusement à envahir Hyrule.

...

Veran : Tu rigoles non ?
Adrien : ... MAIS BIEN SÛR !
Onox : AH AH QUE TU ES DRÔLE !
Vaati : JE M'ÉTOUFFE DANS MON RIRE !
Anju : JE M'ÉGOSILLE !
Veran : ET DIRE QUE PENDANT UN INSTANT J'Y AI CRU ! EXCELLENT.

... Bien sûr que je rigole... Je ne suis pas un méchant moi, je suis un narrateur. Bien qu'un narrateur méchant ça se soit déjà vu... Et que mes pouvoirs de narrateur pourraient me rendre surpuissant en tant que méchant...

Vaati : Après, vu qu'on a tous été gentils puis méchants à un moment de notre vie, ce serait normal que toi aussi.
Adrien : ... Oh oui... ce ne serait que la suite logique.

Chapitre 4 : Tournant en plein tourment   up

Din : Forêt noire ?
Rauru : Non merci, désolé mais je fais attention à ma ligne.
Din : Ça en fera davantage pour nous alors.
Nayru : Bon... maintenant que cette première étape est faite, et si vous nous disiez ce qui vous amène ?
Rauru : D'accord... alors qui se lance ?
Saria : Ma question est peut-être posée à tort, mais où se trouve Farore ?
Din : Elle règle un léger contretemps, rien de grave vu qu'on peut, nous, toujours faire des trucs aussi futiles comme vous parler.
Saria : Ce n'est pas très sympa comme remarque ça.
Nayru : C'est sorti tout seul, pardon.
Impa : Excusez-moi mais Ruto aimerait parler.
Din : ...
Nayru : ...
Rauru : ...
Ruto : Garglaglouglou ?
Din : ... Ouais non... Vas-y Rauru.
Nayru : J'avoue que tu es le plus diplomate de tous.
Impa : Freluquet.
Din : En tout cas il est plus diplomate qu'un poisson.
Ruto : GLAR.
Din : OUI BAH PARDON MAIS C'EST VRAI !
Nabooru : Donc un homme est forcément plus diplomate que les femmes ?
Nayru : ... Je n'ai jamais dit ç...
Saria : J'avoue que je n'avais pas vu les choses comme cela, ma vision du monde est tronquée depuis longtemps je crois.
Rauru : (Soupirant) S'il vous plaît... On commençait par bien s'entendre là... Ne gâchez pas tout...
Din : Mais c'est tout le temps comme ça ?
Rauru : Tout le temps.
Nayru : On a dû se rater quelque part...
Rauru : Oh non... vous vous êtes ratées un peu partout si je peux me permettre...
Din : On ne te permet pas.
Rauru : On ne peut plus rien dire.
Din : Toi aussi on a dû te rater quelque part... ou mal te finir...
Rauru : Vous êtes tout le temps aussi sympa ou c'est juste pour nous ?
Nayru : Qu'est-ce qui vous amène ici alors ? Nan parce qu'on n'a pas que ça à faire.
Din : ...
Nayru : ... Oui bon on a que ça à faire. T'es censée être de mon côté, Din.
Din : Hé hé désolée.
Rauru : Comme vous le savez sûrement, la situation à Hyrule n'est pas des plus stables en ce moment.
Din : J'ai surtout cru comprendre qu'elle était redevenue stable maintenant qu'on vous avait dégagé avec l'Ordre du trône.
Rauru : ... Oui... vous n'étiez pas obligés de nous rabaisser comme ça...
Din : Il ne fallait pas refuser mes pâtisseries.
Nayru : En plus elles sont délicieuses.
Nabooru : Moi j'en voulais bien mais vous n'en avez proposé qu'à Rauru...
Rauru : BREF ! Si on est là devant vous... C'est parce qu'on se sent un peu inutile.
Din : (La bouche pleine) Ar'on ?
Rauru : C'est vrai quoi, à la base on est censés aider le Héros du Temps dans sa quête contre Ganon.
Impa : Mais depuis que Ganon et sa bande sont devenus des alliés, on ne sert plus à rien.
Nabooru : Je n'aime pas être inutile. Je veux m'émanciper.
Saria : Je ne pense pas grand-chose finalement parce qu'au fond je ne reste qu'une enfant.
Ruto : Gloup.
Nayru : ... Et pourquoi vous venez vous plaindre à nous ? On n'a strictement pas agi dans cette histoire. C'est un peu d'ailleurs ce qu'on nous a reproché pas vrai ?
Din : 'A 'est 'ûr.
Nayru : ... Arrête de parler la bouche pleine.
Din : Mmmm.
Nayru : Et puis arrête de penser la bouche pleine.
Din : MMMMMM !
Nayru : ARRÊTE DE MANGER LA BOUCHE PLEINE !
Din : ...
Nayru : ... Pardon, vous disiez ?
Rauru : Je crois qu'on parlait de...

DING DONG

Rauru : ...
Din : ...
Nayru : Vous attendiez du monde ?
Rauru : Pas spécialement...
Darunia : Pardonnez-moi, je suis en retard ?
Rauru : Darunia ?
Din : Darunia ?
Nayru : Darunia ?
Darunia : Darunia ? ... Il faut que j'arrête ce gag récurrent il devient terriblement lourd.
Rauru : Que... fais-tu ici ?
Darunia : Et bien je suis un sage non ?
Rauru : Je...
Darunia : Et c'est bien une réunion sages-déesses ici ?
Nayru : Je...
Darunia : Alors me voilà.
Nayru : ...
Rauru : ...
Din : Moi je vais reprendre du gâteau.
Rauru : Mais tu as quitté le cercle des sages pour faire partie de l'Ordre.
Darunia : Oui mais... c'était pas si bien que ça... Alors je reviens.
Nayru : Et puis vous avez aussi fait partie de l'Ordre, non ?
Rauru : J'ai dit qu'on n'en parlait plus de ça.
Nayru : Oui oui pardon.
Nabooru : Et tu crois qu'on va te ré-accepter comme ça dans notre groupe ?
Rauru : BIENVENUE !
Nabooru : ... Bon vous savez quoi ? J'abandonne.

Bien entendu, il fallut réexpliquer à Darunia la raison de la venue des sages dans un endroit aussi divin (et qui sent comme dans une chocolaterie d'ailleurs je n'avais jamais remarqué).

Nayru : Votre problème a l'air sérieux mais nous, on ne peut pas vraiment vous aider...
Rauru : Et bien on aura essayé au moins...
? : PARDON ! MESDAMES ! JE DOIS VOUS PARLER D'URGENCE !
Din : Princesse Zelda ?
Nayru : Que faites-vous ici ?
Zelda : Il fallait que je vous voie d'urgence...
Din : Et bien voilà, vous nous avez vu...
Zelda : J'ai de gros problèmes à reprendre le royaume en main et il me faudrait un gouvernement pour gérer cela. Comme ça je pourrai déléguer cette tache à d'autres qui se sentiront utiles au royaume.
Rauru : ...
Din : ...
Nayru : ...
Zelda : Oh bonjour Rauru.

...

Zelda : AH MAIS RAURUSARIANABOORUIMPARUTODARUNIA VOUS TOMBEZ BIEN !
Darunia : Mais on n'est pas tombés.
Nabooru : Toi te taire et écouter.
Nayru : Et bien il semblerait qu'on puisse résoudre vos deux problèmes par le biais d'une seule solution. Pas vrai Din ?
Din : (Se mettant de la chantilly dans la bouche) 'Ui ?
Nayru : ... Franchement tu pourrais au moins faire un effort et en proposer aux autres.
Din : 'Ar'on.
Nayru : C'est indigne d'une déesse de tout garder pour soi.
Rauru : C'est vrai ce que vous dites, princesse ? Vous seriez prête à nous prendre pour gouverner à vos côtés ? Malgré tout ce que l'on vous a fait ?
Zelda : Bah... disons qu'avant tout se passait bien entre nous... On a eu de légers désaccords récemment... Mais tout est pardonnable, surtout quand j'ai vraiment besoin d'aide.
Rauru : Et bien il faudrait que j'en discute avec...
Saria : Moi je suis partant, allons-y immédiatement.
Nabooru : Enfin une majorité de femmes qui gouverne.
Impa : Place aux vieux.
Ruto : Gargar.
Darunia : Cela ne me changera pas vraiment de l'histoire précédente.
Zelda : ...
Darunia : Pardon.
Rauru : ... Bon bah je suppose que c'est un "oui" à l'unanimité.
Zelda : Alors on fait comme ça ! Vous êtes officiellement mon gouvernement !
Nayru : J'aime bien les histoires qui finissent bien.
Farore : LES FILLES LES FILLES !
Nayru : Quoi Farore ?
Din : DU GATEAU ?
Farore : ... Heu... juste une lichette alors parce que je fais attention en ce moment et... MAIS IL Y A QUELQUES CHOSES DE GRAVISSIME EN CE MOMENT !
Zelda : Que se passe-t-il ?
Farore : Les monstres... Ils se réveillent et commencent à attaquer en groupe. Ils ont commencé par des voyageurs, puis des campements, des fermes et maintenant Cocorico.
Zelda : DE QUOI ?
Rauru : Vous n'êtes pas sourde, rassurez-moi ?
Zelda : ... Et toi tu n'es pas vraiment stupide, rassure-moi ?
Rauru : Touché.
Farore : Les gardes tiennent bon mais font face à une coordination et une stratégie de la part de l'ennemi jamais vu auparavant.
Din : En gros c'est comme si un être supérieur pouvait les manipuler tous en même temps... Comme s'il était omniscient...
Zelda : ...
Rauru : ...
Nayru : ...
Din : ...
Farore : ...

...

Zelda : Je n'ai aucune idée de qui cela peut être.
Rauru : Moi non plus.
Din : On est pareilles.
Nayru : Quoiqu'il en soit, princesse, il semblerait qu'une nouvelle aventure vous attende.
Zelda : Il semblerait bien en effet, je mets Ganon et la bande sur le coup, ne vous inquiétez pas.
Nayru : Oh nous on ne s'inquiète pas.
Zelda : Et pourquoi donc ?
Nayru : Parce qu'on ne risque absolument rien sur notre nuage et qu'on s'en contrecarre de votre sort.

...

Nayru : Nan mais je rigole.
Zelda : Bizarrement je n'ai pas trouvé ça drôle.
Nayru : Qu'est-ce que vous faites encore là ? Fichez-le camp.
Zelda : Ouimerciaurevoir !
Nayru : (Soupirant) Misère...
Din : ...
Farore : ...
Nayru : Quoi ?
Din : Nous aussi on doit partir ?
Nayru : ... Oui, très loin.
Din : Viens Farore, on va la laisser se calmer...
Farore : On va faire quoi ?
Din : J'ai une recette de fondant au chocolat, tu m'en diras des nouvelles.
Farore : Oh trop cool !

...

Nayru : Comment peuvent-ils ne pas se rendre compte du coupable qui menace Hyrule ? C'est vraiment ces gens-là qui maintiennent le royaume en vie depuis tout ce temps ?

Nayru : ... C'est marrant j'ai comme l'impression qu'un certain narrateur se fait discret depuis quelques temps...

Nayru : Mais ce n'est sûrement que mon impression pas vrai ?

Chapitre 5 : Idiocratie   up

Agahnim : On peut savoir ce que tu étais en train de faire ?
Adrien : Bah quoi ?
Agahnim : C'est à cette heure-ci que tu rentres ?
Adrien : Bah ça va t'es pas ma mère.
Agahnim : Il n'est pas question d'une potentielle parentalité.
Adrien : Encore heureux, rien que de t'imaginer en parent me terrifie.
Agahnim : Mais plutôt de savoir ce que tu... Tu serais étonné. Je suis sûr que je serai un super père.
Adrien : ... Non. Définitivement je ne veux pas t'imaginer comme ça.
Agahnim : Mmm... dans le doute je vais reprendre ma phrase d'avant comme si de rien n'était.
Adrien : Je t'en prie.
Agahnim : Mais plutôt de savoir ce que tu étais en train de faire à cette heure ?
Adrien : Je narrais.
Agahnim : C'est une excuse facile. Tu es TOUJOURS en train de narrer.
Adrien : Peut-être parce que je suis le narrateur ?
Agahnim : Je me doutais que tu dirais ça.
Adrien : Et tu veux que je te dise quoi d'autre ?
Agahnim : Bah où tu étais.
Adrien : Mais qu'est-ce que ça peut te faire ?
Agahnim : Et bien c'est pour savoir dans quel endroit d'Hyrule peut-on ignorer la nouvelle menace au-dessus de nous ?
Adrien : Il va pleuvoir ?
Agahnim : Mais non je... Aaaaargh !
Adrien : J'adore te faire ça.
Agahnim : Je vais essayer de faire court : Il y a un nouveau danger à Hyrule et je me demandais où était notre narrateur pour nous aider à raconter cette nouvelle histoire.
Adrien : ... Une nouvelle menace ? Sérieusement ? Juste pour ça ?
Agahnim : Cache ta joie aussi.
Adrien : Ah bah un peu quand même.
Agahnim : Tu es désespérant.
Adrien : Et toi tu es inutile. Au lieu de jouer au parent mal-aimé, va plutôt te promener avec des ciseaux à la main au bord de la falaise.
Agahnim : ... Pourquoi des ciseaux ?
Adrien : PARCE QUE COMME ÇA TU MOURIRAS PEUT-ÊTRE ENFIN ET ON SERA DÉBARRASSÉS DE TOI !!!
Agahnim : ...
Adrien : Content ?
Agahnim : ... "mouriras" n'est pas français...
Adrien : Et "je vais t'étriper pendant la prochaine scène" c'est français ?
Agahnim : ...

ALORS !

Agahnim : Les lecteurs ne sont pas sourds.
Adrien : Qu'est-ce que tu en sais ?
Agahnim : Et puis ils lisent surtout. Donc majuscule ou pas ils comprennent.
Adrien : ... La vitesse à laquelle tu comprends les choses est surprenante.
Agahnim : C'est toi qui m'as tout appris.

Alors. Il semblerait qu'Agahnim soit un peu remonté parce qu'une soi-disante menace a fait son apparition... Intriguant non ? Mais sinon vous comment ça va ?

Agahnim : ... Tu t'en fiches à ce point du sort du monde ?
Adrien : Le monde, il peut bien attendre que j'ai fini d'être proche de mon public.
Agahnim : C'est marrant comment parfois je t'apprécie de plus en plus et comment parfois tu me débectes au plus haut point.
Adrien : Je ne suis pas spécialement là pour me faire aimer. Surtout de toi.
Agahnim : Tu as tort, l'amour c'est vachement bien.
Adrien : Et bien tu as qu'à en faire un slogan.

Pendant ce temps...

Agahnim : Mais tu as raison !

PENDANT CE TEMPS J'AI DIT ! Gantarro qui avait eu vent de cette nouvelle menace, cherchait à résoudre cette affaire.

Gantarro : Ah non pas du tout.
Adrien : De quoi ?
Gantarro : Moi je veux juste régler mes comptes avec Link. Hyrule peut attendre. Hyrule va attendre.

Agahnim : ...
Adrien : ... Tu vois bien que je ne suis pas le seul qui n'en a rien à taper.
Agahnim : Mais tout le monde a perdu le sens des priorités ici ?

Adrien : Et tu sais où le trouver ?
Gantarro : Pas du tout. Mais je suis sur une piste. J'ai entendu qu'il avait quitté un bar il y a pas longtemps et qu'il s'était rendu au Village Cocorico.
Adrien : J'espère que ça fera un beau combat.
Gantarro : Je l'espère aussi, depuis le temps que j'attends ça.
Adrien : Bon et bien bonne chance. C'est toujours un plaisir de parler avec toi de choses importantes. Pas comme avec l'autre là.
Gantarro : Je n'ai aucune idée de quoi tu parles mais à plus tard.

...

Agahnim : HHHHRRRRHHH ! HRRRHHH !
Adrien : Qu'est-ce que tu dis ?
Agahnim : JE DIS QUE TU M'ÉTRAN HHAHHRRHHR !
Adrien : Pardon je t'entends pas, je t'étrangle.
Agahnim : (Après que j'ai desserré mon étreinte) Tyran...
Adrien : Je suis quelqu'un de juste disons.
Majora : ... Je vous dérange ?
Adrien : ...
Agahnim : ...
Adrien : Non pas du tout, que viens-tu faire ic...
Majora : Je vois bien que je dérang...
Adrien : MAIS PAS DU TOUT, QUE VIENS-TU FAIRE ICI MAJORA ?!
Majora : ... Je vais vraiment te parler alors que tu as encore tes mains autour du cou d'Agahnim ?
Adrien : De quoi tu parles ?
Agahnim : HHHMMMFF !
Adrien : Ah oui pardon, j'avais oublié.
Majora : Mais comment on fait pour... Oh et puis zut. Je m'ennuyais juste et je me suis dit "tiens et si j'allais voir nos deux narrateurs à la villa".
Adrien : Un narrateur et un assistant. Ne mélangeons pas tout.
Majora : Et aussi... Il paraît qu'un nouveau danger menace Hyrule. Je suis venu vous chercher.
Agahnim : AH ! Tu vois bien que tout le monde ne s'en tape pas !
Majora : Par contre tous les autres ont refusé sous prétexte qu'ils avaient des choses plus importantes à faire pour l'instant. Ganon ne répond pas, Link non plus, Gantarro encore moins. Vaati et Anju emménagent et Veran et Onox sont occupés... À quoi par contre j'en ai aucune idée.
Agahnim : ...
Majora : Quant à moi, mon cours de yoga a été annulé donc j'ai du temps de libre.
Adrien : ... Ah il n'y a pas à dire, ils sont beaux les héros.
Agahnim : Et bien tu sais quoi ? Si tout le monde s'en fiche, moi je viens.
Majora : C'est vrai ?
Agahnim : On sera deux mais je sais qu'on peut y arriver. Et puis il faut bien faire quelque chose pour cette menace, pas vrai Adrien ?
Adrien : Hein quoi ?
Majora : Ouais ! Allons enquêter !

...

Adrien : Deux pour sauver le monde ? Ils sont mal barrés.

Au château d'Hyrule, tout semblait bien plus calme. La princesse étant encore chez les déesses, les gardes pouvaient tranquillement se permettre une pause.

Garde : Faut dire qu'on bosse dur nous... Entre les grèves et les pauses...
Garde 2 : Sans oublier les apéros.
Adrien : Ah mais je te reconnais toi, tu ne serais pas le garde qui aimait un peu trop les Kokiris ?
Garde 2 : ... Nooooooooon... Et puis comment tu as fait pour me reconnaître ?
Adrien : Tu ne trompes personne Louis-Émile...
Garde 2 : COMMENT TU CONNAIS MON PRÉNOM ?!

Et Tengaro, toujours le ministre dévoué de la princesse, pouvait lui aussi relâcher la pression et parler sans peur.

Tengaro : La princesse ne se rend pas compte du travail qu'il reste à accomplir. Depuis toute petite elle n'en fait qu'à sa tête. Alors là elle dit qu'elle a compris l'importance de son titre. Mais faudrait encore qu'elle le montre.
Navi : ... Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse ?

... Par contre il n'était pas obligé de se confier à elle. En effet, Navi trônait (c'est drôle quand on a gouverné) toujours dans son bocal sur une étagère dans une pièce quelconque.

Tengaro : Les archives.

Les archives.

Navi : Et le pire, c'est que je ne peux même pas y échapper à cette discussion vu que je suis bloquée...
Tengaro : Déjà petite elle ne voulait pas finir son assiette à table...
Navi : ... Blablablabla...
Tengaro : Je ne sais plus quoi faire moi...
Navi : Peut-être me libérer ?
Tengaro : Tu me prends pour une truffe ?
Navi : Non, sinon tu aurais de la valeur.
Tengaro : Ma maman disait que j'étais un don du ciel.
Navi : Oui, les déesses ont dû te jeter d'un nuage parce que tu parlais trop pour rien dire.
Tengaro : Ah ! J'entends qu'on arrive ! C'est peut-être la princesse ! Je file.
Navi : ... On est vraiment gouverner par des idiots...

Transition sur Tingle et Talon pour savoir ce qu'ils deviennent.

...

Ah ? Ils ne sont pas là ?

Personne complètement aléatoire : Ils sont partis tenter leur chance dans un autre pays parce que les impôts ici sont trop élevés.
Adrien : ... Une belle fin pour un beau couple... Je suppose...

Tengaro : PRINCESSE !
Rauru : Salut.
Tengaro : Ah non... pas princesse. Que faites-vous là Rauru avec votre bande ?
Impa : Salutation.
Saria : Yo frérot.
Nabooru : Wesh alors.
Darunia : Bonjour...
Ruto : Garg.
Rauru : La princesse nous a dit qu'on pouvait rester au château autant qu'on le souhaitait.
Tengaro : Et pourquoi vous aurait-elle dit ça ?
Rauru : Et bien... nous sommes le nouveau gouvernement officiel.
Tengaro : Quoi ?
Rauru : On n'a même une lettre le prouvant.

Tengaro, ils ont raison
Zelda

Tengaro : Stupéfiant...
Adrien : Très fainéant.
Rauru : Par contre elle a dit que bien entendu tu gardais ton poste.
Tengaro : (Les larmes aux yeux) Madame est bien gentille... Snif.
Rauru : Elle nous a aussi dit qu'elle s'occupait d'un petit problème dans le royaume et qu'elle revenait très vite.
Tengaro : Tant que ce n'est pas dangereux ça me va.
Rauru : ... Oui... pas dangereux... Et maintenant : nous avons du travail pour refaire de ce royaume un havre de paix !

... Alors comme ça ils sont trois après cette "menace" ? Mmmmm c'est peu... Est-ce que tout ceci sera suffisant pour m'arrêter ?

Navi : Tu as dit quelque chose ?
Adrien : Non rien je pensais à voix haute.
Navi : C'est bien ce que je disais... On est vraiment gouvernés par des idiots.

A suivre...

Ce texte a été proposé au "Palais de Zelda" par son auteur, "Adrien". Les droits d'auteur (copyright) lui appartiennent.

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