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La couronne de Lumière

Ecrit par Arnaud

Zelda regarda une dernière fois par la fenêtre de sa chambre. Les soldats se défendaient courageusement contre les attaques incessantes des démons dans la plaine d'Hyrule. Ils y mettaient toute leur haine, tout leur courage mais Zelda savait bien qu'ils ne pouvaient gagner. Lorsqu'un soldat tuait un démon, deux autres apparaissaient, beaucoup plus puissants que le précédent. Le combat était inutile car les démons étaient bien trop nombreux et puissants, aussi Zelda ne comptait pas sur eux pour sauver le royaume. Le véritable combat se déroulait ailleurs. Ce combat opposait Link-le-Courageux et Ganondorf-le-Féroce. Pour s'assurer que le royaume pouvait encore être sauvé, Zelda multipliait les appels télépathiques à son ami. A chaque fois, Link lui répondait qu'il allait bien, ce qui la rassurait. Elle l'appela encore une fois, dans un moment de panique. Rien. Inquiète, elle le rappela. Toujours rien. Alors, elle tomba de sa chaise. Le royaume était perdu. Elle en était là de ses songes lorsqu'Impa, la nourrice royale, entra dans sa chambre.
- Princesse, les soldats ont cédé. Le château est assiégé. Nous devons partir.
A ce moment-là, la princesse se remémora un moyen de survivre. Un dernier espoir, transmis par sa mère, mais qui n'avait jamais été utilisé durant toute l'histoire d'Hyrule. Il existe une couronne magique capable de ramener des élus d'un autre monde jusqu'à Hyrule pour terrasser le mal. Cette couronne, c'était celle qu'elle portait depuis sa naissance. Mais le prix était grand. Car une princesse reçoit une couronne à sa naissance non pas pour faire beau mais par nécessité. Une princesse a besoin de sa couronne pour vivre. Mais c'était le seul moyen, et Zelda le savait.
- Impa, je ne viens pas.
- Quoi ? Ne dites pas de bêtises, si vous restez là, vous serez tués; et puis, il reste Link...
- Link est mort, je l'ai senti. Il reste un dernier espoir, mais pour cela, je dois me sacrifier.
- Princesse...
- Il n'y a pas d'autre choix ! Impa, tu dois m'écouter attentivement. Bientôt, un garçon et une fille apparaîtront avec ma couronne. Apprends-leur à manier les armes et la magie, puis apporte-les jusqu'à moi, d'accord ? Maintenant, laisse-moi et pars.
- Princesse, je... Adieu.
Lorsqu'elle se fut assuré qu'elle était seule, Zelda enleva sa couronne. Elle savait qu'il ne lui restait pas beaucoup de temps, alors elle se dépêcha.
- Ô couronne ! Je t'en prie, traverse l'espace et le temps, trouve les élus et amène-les-moi !
La couronne disparut dans une intense lumière. Elle avait réussi. Elle avait sauvé le royaume. Elle ferma les yeux et sombra dans l'inconscience. Quelques minutes plus tard, des démons entrèrent dans sa chambre.

Tout était noir. Mathilde ne voyait rien, quand soudain une petite étincelle bleue apparut. Puis l'étincelle grossit jusqu'à devenir une boule aussi grosse que son poing, et quatre petites ailes apparurent de chaque côté de cette boule.
- Qu... qui êtes-vous ? demanda la jeune fille effrayée.
- Je m'appelle Erine, je suis une fée ! lui répondit la boule lumineuse.
Mais à peine la fée eut-elle fini sa phrase que le sol se déroba sous les pieds de l'adolescente. Elle entendit alors un ricanement inhumain puis se réveilla en sursaut. Ses longs cheveux blonds étaient collés sur son visage par la sueur, ce qui ne laissait qu'entrapercevoir ses yeux bleus.
- Bonjour Mathilde !
- Ah, bonjour maman !
- Tu devrais te dépêcher si tu veux arriver à l'heure !
Mathilde tourna la tête vers son réveil puis constata avec horreur qu'elle était en retard. Elle s'habilla en quatrième de vitesse, sortit de sa maison puis fonça vers son collège. Elle arriva au moment précis où le professeur arrivait pour chercher la classe.
Pendant le cours, Mathilde n'écouta pas. Son esprit était encore préoccupé par son rêve de la nuit précédente. Elle était si préoccupée que lorsque que Martin, son voisin de 16 ans, lui adressa la parole, elle sursauta.
Martin était un garçon qu'elle connaissait depuis la maternelle et avec qui elle s'était toujours bien entendue. Théoriquement, ils avaient les mêmes couleurs d'yeux et de cheveux mais les cheveux de Martin étaient plus foncés et ses yeux étaient d'un bleu plus profond.
- Salut, la rêveuse ! lui dit-il.
- Quoi ?
- Toi qui es si bavarde d'habitude, tu n'as pas dit un mot ! Il t'est arrivé quelque chose ?
- J'ai juste fait un rêve bizarre cette nuit.
- Ah, si ce n'est que ça...
Après ce premier échange, Mathilde et Martin se parlèrent pendant tout le reste de la journée et rentrèrent jusqu'à chez eux ensemble. Ils en étaient à la moitié du chemin lorsque Mathilde entendit une toute petite voix.
- Eh, tu n'as rien entendu ?
- Non, pourquoi ?
- J'ai cru entendre... Là-bas, regarde !
Le garçon tourna la tête et remarqua une petite boule lumineuse bleutée.
- C'est... ce n'est pas possible ! Elle était dans mon rêve !
La petite boule s'éloigna alors. Mathilde ne se posa pas de question et la suivit. Martin, qui ne voulait pas être tout seul, les suivit mais avec plus de réticence.
- Eh, Mathilde, tu ne te poses pas de question vis-à-vis de cette... chose ? Tu ne trouves pas ça un peu étrange que quelque chose de ton rêve apparaisse... comme cela ?
- C'est une fée. Je n'ai pas peur, si c'est ce que tu demandes. Cette fée était dans mon rêve et je lui fais confiance. Mais si tu ne veux pas nous suivre, tu n'es pas obligé !
- Si, si...
A ce moment-là, la fée s'engagea dans une ruelle que Martin et Mathilde ne connaissaient pas.
- Dis... si on rentrait ? Mes parents risquent de s'inquiéter si je ne suis pas là à l'heure, dit Martin d'une voix mal assurée.
- Ne me dis pas que tu as peur, quand même !
- Non, ce n'est pas ça mais...
La fée disparut alors derrière une porte. Mathilde entra dans la maison et Martin lui emboita le pas.
C'était une très grande maison. Il n'y avait pas de fenêtres mais uniquement des vitraux. Le sol était recouvert d'un tapis rouge et il y avait de grandes colonnes alignées en deux rangées autour d'un piédestal. Sur ce piédestal reposait une couronne brillante.
- Qu'est-ce que c'est ? se demanda Martin en regardant autour d'eux.
- Elle est magnifique ! s'exclama Mathilde en se dirigeant vers la couronne, sans prêter attention aux alentours.
Elle allait prendre la couronne lorsque Martin se retourna vers elle.
- Attends Mathilde ! Tu ne penses pas que ce... truc peut être dangereux ?
Mathilde haussa les épaules et mit la couronne. Au moment où la couronne toucha son front, la bâtisse trembla. Les murs s'écroulèrent, les vitraux se brisèrent, les colonnes tombèrent, le sol s'affaissa et le bâtiment ne fut plus bientôt qu'un immense trou de lumière sans fond. Les deux collégiens tombèrent et perdirent connaissance presque instantanément.

Martin, réveille-toi ! s'exclama une voix féminine.
Martin ouvrit les yeux. Mathilde était penchée au-dessus de lui. Ils étaient sur une plaine désertique, sans herbe. La petite fée voletait au-dessus d'eux.
- Où sommes-nous ? La seule chose dont je me souvienne, c'est un grand trou de lumière...
- Nous sommes actuellement dans la plaine d'Hyrule, près du village Cocorico, lui répondit la petite fée.
- Hyrule... Cocorico... Ces noms ne me disent rien...
- Nous ne sommes plus dans votre monde, mais dans un autre monde, un monde parallèle. Et moi, je m'appelle Erine.
- Alors je n'ai pas rêvé...
A ce moment-là, Martin aperçut la couronne de lumière dans la main de Mathilde.
- Nous avons voyagé jusqu'ici grâce à cette couronne. Selon Erine, nous serions des élus, répondit Mathilde à sa question silencieuse
- Des élus ? Nous ? s'étonna Martin.
- Oui. Vous êtes les élus qui peuvent et doivent sauver Hyrule en tuant Ganondorf et en sauvant la princesse Zelda, intervint Erine.
- Mais comment ? Nous ne sommes que deux pauvres adolescents et ne savons pas nous battre. Je suis désolé de vous décevoir, mais nous ne pouvons pas sauver ce royaume.
- Je suis certaine de ne pas m'être trompée. Vous êtes bien les élus. Venez avec moi, je vais vous mener au village Cocorico, c'est le seul endroit où vous serez en sécurité contre Ganondorf, le temps que vous appreniez à maîtriser les armes et la magie.
Martin, qui voyait bien qu'il ne pouvait rien faire d'autre que suivre la fée, consentit à aller au village.

Après une bonne heure de marche, la petite troupe arriva au fameux village Cocorico. La première chose que Martin et Mathilde virent fut bien évidement le moulin du village. Il était tourné vers l'est mais ne tournait pas. Martin et Mathilde furent d'ailleurs étonnés de ne pas sentir de vent alors que les nuages étaient anormalement noirs et qu'il ne pleuvait pas.
En arrivant, une grande femme avec un costume bleu et un oeil pleurant au niveau de la poitrine vint tout de suite à leur rencontre.
- Je m'appelle Impa, Sheika rescapée et nourrice de la famille royale, déclara-elle. Je suis enchantée de faire votre connaissance. Jusqu'à ce que vous soyez prêts pour accomplir votre mission, je serai votre guide.
- Nous sommes honorés de faire votre connaissance ! s'exclama Mathilde avant que Martin n'ait pu dire qu'ils se trompaient. Je vous promets que nous allons faire tout notre possible pour sauver ce royaume !
- Si je puis me permettre, comment et pourquoi avoir fait appel à des gens qui ne connaissent rien de votre monde ? demanda finalement Martin.
- Pour que vous puissiez comprendre, je vais tout vous expliquer mais d'abord suivez-moi.
Martin et Mathilde suivirent donc Impa jusqu'à une petite auberge.
- Vous devez avoir faim ! Je vous en prie, prenez quelque chose pendant que je vous explique. Bien. Tout a commencé il y a de cela quelque années. A l'est de ce pays existe un désert où habitent les farouches Gérudos. C'est un peuple de féroces guerrières constitué uniquement de femmes qui suivent aveuglement leur roi Ganondorf-le-Féroce. C'est un peuple contre qui les Hyliens n'ont jamais vraiment été en guerre. Mais leur roi était avide de pouvoir et voulait régner sur Hyrule et lors d'une visite normalement pacifique, il tua le roi d'Hyrule. Après cela, il forma une révolte et profita de la panique générale pour se proclamer roi d'Hyrule. Un élu, Link-le-Courageux est alors chargé d'aller le tuer à l'aide d'une épée bénie des dieux extrêmement puissante, l'épée de Légende. Mais malheureusement, Link ne réussit pas à tuer Ganondorf car ce dernier l'attaqua en traître avec son plus fidèle serviteur, Dark-Link. Désormais, Ganondorf et Dark-Link vivent en maître sur Hyrule depuis un an. Mais la princesse Zelda, normalement héritière d'Hyrule, appela des élus d'un autre univers à l'aide de cette couronne qui pourront sauver Hyrule, vous. Votre mission sera de trouver les sept sages pour être assez puissants pour pouvoir pénétrer au coeur de la forteresse de Ganondorf et le tuer.
- Qu... quoi ? Mais nous n'avons que 16 ans ! Et aucun de nous deux ne sait manier les armes ou la magie ! Nous allons nous faire tuer encore plus vite que Link-le-Courageux !
- Ayez foi en vous ! De toute façon, vous ne partirez pas aujourd'hui, vous êtes bien entendu beaucoup trop faibles pour pouvoir accomplir votre mission. Vous allez rester un peu ici, le temps de votre entraînement. En attendant, allez dormir, vous l'avez bien mérité. Votre entraînement commencera demain !

En se réveillant le lendemain, Martin était tout courbaturé. Le lit sur lequel il avait dormi avait une pierre en guise de matelas, ce qui est très inconfortable. Il sortit de sa chambre et descendit dans la taverne. Mathilde était déjà là et discutait avec Telma, la patronne, tout en sirotant un bol de lait chaud.
- Ah, Martin, tu es réveillé ! dit-elle en le voyant arriver. Il faut absolument que tu goûtes ce lait chaud ! Il vient du ranch Lon-Lon et il est très différent de chez nous !
- Non merci, je n'ai pas très faim, répondit-il dans un soupir en pensant à ses céréales habituelles du matin et à son petit train-train habituel bouleversé.
- Tu devrais prendre des forces pourtant ! dit une voix dans son dos.
Martin se retourna et constata que c'était Impa qui avait parlé.
- Le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée ! Mange au moins un peu de pain, tu en auras besoin ! Quand vous aurez terminé, rejoignez-moi dans la cour pour votre premier entraînement !
Quelques minutes plus tard, Martin et Mathilde se trouvaient dans ladite cour.
Elle se trouvait juste devant la taverne et était assez grande.
- Mathilde, tu apprendras à utiliser la magie et toi, Martin, tu apprendras à manier les armes. Pour toi, Mathilde, je ne peux malheureusement pas t'enseigner la magie car je n'en ai aucune, aussi l'apprendras-tu avec une magicienne d'exception : Iria. Par contre j'enseignerai les armes à Martin jusqu'à ce qu'il les maîtrise mieux que moi. Iria t'attend à l'intérieur pour commencer ton apprentissage. Martin, suis-moi.
Martin suivit donc Impa jusqu'à un dojo. C'était une grande salle avec diverses armes accrochées au fond. Il y avait aussi plusieurs cibles pour le tir à l'arc un peu partout.
- Pour commencer, je vais t'apprendre à te défendre. Prends ce bouclier et essaye de parer mes attaques.
Lorsque Martin prit le bouclier, il fut étonné du poids de celui-ci et dut le porter à deux mains pour pouvoir le soulever, aussi n'arrivait-t-il pas à contrer les attaques de Impa, ou difficilement. Au bout de quelques heures d'entraînement, Martin, épuisé, laissa tomber son bouclier et tomba sur un genou.
- Je n'en peux plus, s'exclama-t-il, tout essoufflé.
- Tu es déjà fatigué ? Je n'ai pourtant utilisé que de faibles attaques faciles à parer !
Et l'entraînement continua. Mais au bout d'un moment, Impa dut bien le laisser faire une pause, le temps de manger. Martin rejoignit donc Mathilde à la taverne.
- Je suis complètement crevé ! se plaignît-il. Impa veut ma mort, ou quoi ? J'espère que ce ne sera tous les jours comme ça, ou je ne tiendrai pas jusqu'au bout !
- Rassure-toi, Impa sait exactement ce qu'elle fait. Je pense que pour l'instant, si elle te fait travailler aussi dur, c'est pour raffermir tes muscles. Tu es sûrement trop faible pour soulever une épée !
- C'est exactement ça ! s'écria Impa derrière eux, qui n'avait rien perdu de leur conversation. Ce n'est pas avec des bras aussi maigrichons que tu risques de sauver Hyrule ! Et puis de toute façon, ta pause est terminée. Viens, le dojo t'attend !

L'entraînement se poursuivit de cette manière pendant plusieurs semaines, au grand désespoir de Martin. Ce n'est que lorsque Martin put parer presque toutes les attaques d'Impa qu'elle commença à lui apprendre la maîtrise des armes. Elle lui apprit d'abord à se servir d'un arc puis d'une hache, d'un gourdin, d'une fronde, d'une dague et ce n'est que lorsqu'elle fut suffisamment fière de son travail qu'elle lui apprit à manier l'épée.

La matinée s'achevait mais le combat entre Martin et Impa n'était pas encore terminé. Chacun attaquait, parait, faisait des feintes et se protégeait avec vigueur. Mais Martin se révélait quand même plus agile et plus endurant qu'Impa, si bien qu'elle faiblissait de plus en plus alors que Martin semblait gagner de plus en plus d'assurance. Enfin, avec un ultime moulinet du poignet, Martin désarma Impa et lui présenta son épée son le menton de la vaincue.
Le visage de Martin s'éclaira alors d'un sourire.
- J'ai gagné ! annonça-t-il victorieusement.
- Enfin ! s'exclama Impa dans un souffle. Tu es prêt !
Le sourire de Martin s'assombrit alors car s'il avait gagné et s'il était prêt, cela signifiait aussi que son entraînement s'achevait et qu'il allait devoir commencer à affronter beaucoup de dangers.
- Bravo ! s'exclama Mathilde derrière lui. Tu as réussi à déjouer la meilleure épéiste de tout Hyrule ! Ou devrai-je dire l'une des meilleurs, car c'est désormais toi le meilleur !
- Oui... dit-il d'un air sombre. Et nous allons devoir partir.
Ce fut autour de Mathilde de perdre sa joie.
- Oh, ne vous inquiétez pas pour ça, tenta de les rassurer Impa. Notre départ n'est prévu que dans deux ou trois jours, le temps des préparatifs.
- Oui, en attendant vous pouvez vous reposer ! s'exclama Erine derrière eux. Ces deux dernières années d'entraînement intensif ont dû être très durs !
- C'est vrai, tu as raison, nous avons encore un peu de temps avant de nous apitoyer sur notre sort. En attendant, tous au bar, c'est moi qui paye ma tournée !

Martin ouvrit les yeux, mais ne voulut pas se lever. Le grand départ était prévu pour le jour même, et lui ne voulait pas partir. Il faut dire que l'idée de sauver le monde ne l'enchantait guère, surtout qu'il risquait sa vie pour un monde qu'il ne connaissait même pas et qu'il ne reverrait jamais. Mais au bout de quelques minutes il dut bien consentir à se lever.
En arrivant au petit déjeuner, il s'assit à côté de Mathilde et Impa qui bavardaient sur les derniers préparatifs. Le pire, c'est qu'il ne savait même pas où il devait aller et ce qu'il devait faire car chaque fois qu'il posait la question Impa lui répondait qu'elle le lui dirait en temps voulu.
Après le petit déjeuner, Impa prit Martin et Mathilde à part pour leur expliquer leur mission et pour leur donner ce dont ils auraient besoin.
- Maintenant que nous sommes sur le point de partir, allez-vous enfin nous dire où nous allons ? s'impatienta Martin.
- Oui, ne t'inquiète pas pour ça. Vous devrez trouver les six sages dispersés de par Hyrule pour pouvoir briser le sceau du temple du temps et récupérer l'épée de légende, seule arme qui puisse achever Ganondorf. Pour chaque sage, vous devrez vous rendre dans les temples et les libérer du sceau maléfique qui les retient prisonniers.
- C'est bien gentil, mais où sont ces temples ?
- Ne t'inquiète pas, j'ai tout prévu. Je voyagerai avec vous et vous guiderai. Bon, nous allons devoir bientôt partir alors je me dépêche. Et n'oubliez pas ! Le destin d'Hyrule est entre nos mains !

- Impa, tu peux me rappeler quelle est notre première destination ? demanda Martin, essoufflé.
- Nous nous rendons au temple du feu, lui répondit Impa.
- Et où est-ce précisément ? demanda Mathilde
- Au sommet de la montagne. Il est gardé par le fier peuple des Gorons.
- Dis-moi, Impa, comment savez-vous tout ça ? Je veux dire, sur les temples et toutes ces choses... C'est la princesse qui vous les a enseignées ? demanda Mathilde.
- Non, je dirais plutôt que c'est le contraire, dit Impa dans un sourire. En fait, il y a une vieille comptine qui en parle :

Sur le volcan grondant, dans le lac des nymphes,
A l'ombre des arbres, dans la demeure de la nuit,
Au fond du désert fournaise, dans la citadelle sombre,
Cherche les temples aux mille dangers,
Et libère des ténèbres le pouvoir des sages.

- Si je comprends bien, on va vers l'un de ces temples ! Celui du volcan, je suppose ? dit Mathilde.
- Oui, c'est cela même.
- Dites, je ne veux pas vous déranger mais... on va encore escalader longtemps ? dit Martin dans un souffle.
- Je te l'ai déjà dit, on arrivera bientôt si on garde le rythme, mais pour ça, tu dois arrêter de te plaindre !
Martin soupira. Cela devait faire au moins deux heures qu'ils avaient quitté le village pour commencer l'escalade, et même s'il était facile de trouver des prises, il commençait à avoir mal aux mains.
Il commençait à désespérer lorsque l'escalade s'acheva, avec un chemin en pente douce qui partait du haut du mur.
- Enfin ! s'exclama-t-il lorsqu'il arriva en haut.
- Nous y voilà, dit Impa. Maintenant, l'avancée sera plus facile, il nous suffit de suivre ce chemin jusqu'au village Goron.
- Je me demande à quoi ressemblent ces êtres, dit Mathilde, pensive. Sont-ils humains ?
- Tu vas très vite le savoir, lui répondit Impa avec un sourire. Par contre, tu risques d'avoir un choc !
A peine eut-elle fini sa phrase qu'une grosse pierre tomba d'un peu plus haut et roula droit vers eux. Mathilde et Impa se jetèrent à plein ventre pour lui faire place mais Martin n'eut pas ce réflexe. Mais comme par enchantement, la pierre s'arrêta à quelques centimètres de lui. Des jambes, des bras et enfin une tête sortirent alors du rocher et un être à la peau rocailleuse se redressa. Il ouvrit alors ce qui semblait être sa bouche et commença à parler.
- Vous êtes ici sur le territoire Goron. Déclinez votre identité ou préparez-vous à être éjectés.
Impa s'avança alors et lui parla à son tour.
- Je me nomme Impa, nourrice royale. Je suis ici pour voir Darunia et ces deux jeunes gens qui m'accompagnent sont les élus d'un autre monde.
Le Goron sembla alors se radoucir.
- Impa ? Cela fait plaisir de te voir ici ! Excuse-moi de ne pas t'avoir reconnue mais depuis que les jours noirs ont commencé, nous sommes tous très méfiants.
- Oui, je comprends. Ganondorf a vraiment transformé Hyrule, et pas en bien. Maintenant, puis-je te demander de nous guider jusqu'à ton chef ?
- Oui, bien sûr ! Suivez-moi mais faites attention, la roche est glissante par endroits.
Ils n'eurent pas à marcher très longtemps pour arriver au village. Du moins, si on pouvait le qualifier de village !
Les Gorons habitaient dans un profond cratère et une rampe intérieure permettait de passer aux différents niveaux du cratère. Les maisons étaient creusées à même la roche et ressemblaient plutôt à des grottes aux entrées décorées qu'à des lieux d'habitation. Leur situation par rapport au cratère dépendait de l'importance de leur habitant. Plus une personne était haute dans la hiérarchie des Gorons, plus elle habitait bas. La personne occupant le fond du cratère était donc bien entendu le chef du village, Darunia.
La compagnie descendit donc directement tout en bas du village et entra dans la maison de Darunia.
- Qui donc vient me déranger en plein déjeuner ? grogna une voix caverneuse tout au fond de la grotte.
- C'est moi ! déclara Impa. Tu ne me reconnais pas ?
Un Goron plus grand que les autres aux cheveux blancs hirsutes apparut alors.
- Impa ! Je ne t'avais pas reconnue ! s'exclama-t-il. Que me vaut l'honneur de cette visite ?
- Ce n'est pas une simple visite de courtoisie, malheureusement. Voici Martin et Mathilde. Ce sont les élus venus détrôner Ganondorf, c'est pourquoi ils ont besoin de toi.
- Vous cherchez le sage du feu n'est-ce pas ? Oui, sachez que vous êtes au bon endroit. Je suis le sage du feu.
- Génial ! s'exclama alors Martin.
- Attendez, ce n'est pas tout. Si je suis effectivement le sage que vous cherchez, je ne peux malheureusement pas vous aider. Pour être sage, il faut posséder le médaillon du sage. Or, le médaillon du feu m'a été dérobé par un sbire de Ganondorf.
- Comment !? s'exclama Impa.
- Il me l'a pris et l'a caché au temple du feu, qu'il garde.
- Et qui est ce gardien, qu'on lui reprenne ce dont nous avons besoin ? demanda Martin.
- C'est Serperre, le parasite de pierre.

***

- Nous y voilà, déclara Impa.
- Alors, c'est ça le temple du feu ? demanda Mathilde.
- Oui. Il fut batti il y a très longtemps par les premiers hommes. C'est une bâtisse remarquable, se fondant dans la montagne et où il régnait autrefois une très grande chaleur. Heureusement, le Mont du Péril est désormais éteint et on peut y circuler en toute sécurité.
- C'est vraiment impressionnant...
- Bon, il est temps d'entrer ! Je ne peux venir avec vous mais je penserai à vous.
- Merci ! lui dit Martin.
Ils allaient entrer lorsqu'Impa les apostropha une fois encore.
- Ah, oui, j'oubliais, dit-elle en fouillant dans son sac jusqu'à en sortir un magnifique arc. Martin, voilà ton arc. Maintenant, c'est à vous de jouer. Je vous attendrai au village Cocorico, vous connaissez le trajet retour. Je vous souhaite bonne chance !

En entrant dans le temple, les deux compères furent tout de suite subjugués par l'endroit. Comme l'avait dit Impa, le bâtiment était creusé à même la roche si bien qu'il incarnait le parfait milieu entre les magnifiques ouvrages de l'Homme et la beauté des grottes naturelles. En effet, le lieu bâti sous une forme ronde était en grande partie constitué de murs à l'état brut, ornés çà et là de quelques décorations telles que des statues ou des piliers collés aux parois. En revanche, le plafond et le sol étaient bien marqués par la main de l'homme ; ils étaient en brique et d'une couleur ressemblant à la fois à la paroi et au rouge brique habituel. Et bien que démoli par endroits, le lieu gardait sa beauté originelle. D'ailleurs, la seule trace montrant le passage du temps ici était un vaste endroit au milieu de la salle dénudé de briques, laissant voir des rochers réduits à l'état de caillou très petits, ressemblant à du sable.
- Je me demande qui a bien pu réaliser cet ouvrage magnifique... murmura Mathilde.
- Aucune idée. Peut-être une civilisation ancienne ? répondit Martin. Enfin toujours est-il que je ne suis pas très rassuré par cet endroit et je pense que l'on devrait se dépêcher de trouver ce que l'on cherche...
- Toujours à râler ! soupira Mathilde. Ne peux-tu pas juste apprécier la beauté de cet endroit ou au moins respecter cette place si... solennelle ?
- J'aimerais bien mais il faut dire que l'urgence de sauver le monde m'en empêche un peu, répliqua Martin sur le même ton.
- En parlant de cela, il n'est pas censé y avoir un gardien ou quelque chose comme ça ? Je trouve ça étrange de ne rien voir...
- ... Je t'avoue que s'il ne veut pas se montrer, je lui en serais gré...
Mathilde s'approcha alors de la partie centrale où manquaient des briques.
- Par quoi ce trou a-t-il bien pu être provoqué ?
A peine eut-elle fini sa phrase que la terre se mit à trembler. D'abord légèrement, puis de plus en plus violemment. Ils furent alors projetés au sol et durent s'accrocher aux briques pour ne pas se faire mal.
- Qu'est-ce que... s'exclama Martin.
Les secousses s'arrêtèrent alors aussi rapidement qu'elles avaient commencé et du gravier au centre de la salle surgit violement une tête de reptile rappelant celle des serpents mais recouverte de pierres.
"Qui ose venir perturber mon sommeil ?" dit alors une voix caverneuse semblant provenir de nulle part et de partout à la fois. Je suis Serperre, gardien du médaillon du Feu. Que tous ceux qui tentent de voler ce trésor soient à tout jamais... exterminés !"
Aussitôt le reste du corps de la bête surgit du trou finalement beaucoup plus profond qu'à première vue. Une bête ressemblant fortement à un serpent géant mais avec des pierres à la place des écailles et deux grandes cornes partant de la base du cou et s'enroulant à la manière de celles des béliers se dressa alors face à eux. De plus, sur son front prônait une pierre rouge feu où on pouvait voir rayonner le symbole du feu.
A la vue du terrible animal, Martin se plaça instinctivement devant Mathilde d'un geste protecteur. Il sauta alors vers le parasite et tenta de lui entamer les "écailles" tandis qu'il évitait les diverses attaques du monstre. Mathilde, elle, tentait tant bien que mal de l'aider avec sa magie mais voyant bien qu'elle n'était pas d'une grande utilité.
- Ses écailles sont en roche dur, mon épée ne les entame même pas ! s'exclama Martin.
- Il doit bien avoir un point faible ! Tous ces monstres en ont généralement un...
Martin fit alors un bond sur le côté et tandis que l'animal tentait de le touchait, il l'observa. Il remarqua alors quelque chose d'étrange avec la pierre de son front. En effet, l'énergie du monstre semblait venir de cette pierre...
- Mathilde, je vais tenter un truc. Couvre-moi !
Il profita alors d'un mouvement ample du monstre pour lui sauter sur le dos, tandis que Mathilde tentait un sort d'immobilité. Il arriva alors au niveau de sa tête et tenta de fracasser le cristal à l'aide de son épée... qui se brisa en deux !
C'est ce moment-là que choisit alors le monstre pour éjecter Martin au loin, se soustrayant au sort puissant de la magicienne. Il fut alors projeté sur une des parois du temple et atterrit à son grand étonnement non pas au sol mais sur une petite cavité creusée dans le mur, invisible depuis le sol.
- Martin, est-ce que ça va ? s'écria Mathilde.
- Je crois... Je suis tombé durement sur...
Il remarqua alors que dans cette cavité se trouvait une sorte de boîte, un coffre en fer et en roche avec marqué en hylien : "Que le héro vienne et, à l'aide de l'arme sacrée, terrasse la bête maléfique." Chose étrange, Martin comprit cette langue ancienne sans l'avoir apprise... Enfin il ne s'y attarda pas et ouvrit donc en hâte la boîte assez lourde en espérant que cela l'aiderait et trouva avec surprise une Masse. Cette Masse sacrée était une arme que les héros Gorons s'étaient transmis de génération en génération mais qui avait été oubliée avec le temps, ne persistant plus que dans les légendes. C'est une arme assez lourde dont la tête était en fer et la garde en pierre, avec un ruban rouge feu qui parcourt la partie tenue par son possesseur.
- Je... je crois que j'ai trouvé quelque chose d'utile, s'exclama Martin en admirant l'objet. Dis, tu pourrais le maintenir en place avec un de tes sorts ? Je crois savoir quoi faire...
- Si tu veux mais ce ne sera pas très longtemps, mes réserves magiques sont pratiquement épuisées...
Mathilde concentra alors toute sa puissance en un seul point comme le lui avait enseigné Iria et lui ordonna d'aller se loger dans le coeur de la bête et de la paralyser. Il y eut un duel de quelques instants opposant sa volonté avec celle de la bête mais elle finit par réussir à entrer, stoppant ainsi la bête pendant quelques instants.
- Vas-y maintenant ! cria-t-elle alors.
Martin n'attendit pas qu'on le lui répète deux fois. Il sauta sur la bête et courut le long de son corps. Il arriva enfin au niveau du point faible, sur la tête. Il souleva alors la masse au-dessus de sa tête et l'abattit de toutes ses forces sur le cristal du serpent, qui explosa alors en mille morceaux.
Il se dépêcha de sauter pour ne pas se faire mal et put assister aux côtés de Mathilde aux derniers instants de Serperre. Il s'agita dans tous les sens et hurla à vous en crever les tympans puis finit par s'écrouler sur le sol, le regard vide et la langue pendante. Mathilde s'approcha alors de la tête du monstre et, à l'aide de sa magie, arracha le médaillon situé dans le cristal brisé. Au moment où le médaillon quitta le monstre, il se désintégra en dégageant une fumée noire malsaine, magie noire se dissipant dans l'air.
Ils furent alors téléportés dans un lieu étrange où il n'y avait aucun bruit, aucun souffle et où on ne pouvait s'empêcher d'être en paix avec soi-même. Une plateforme transparente se trouvait sous leurs pieds à travers de laquelle on pouvait voir de l'eau couler à partir de nulle part. De part et d'autre de cette plateforme se trouvaient six piédestaux où l'on pouvait voir les signes des sages. Sur celui du feu était Darunia qui les observait avec admiration.
- Bienvenue à vous deux. Vous êtes ici dans le sanctuaire des sages, l'antichambre de la terre d'or.
- On... on a réussi !? s'exclama Martin.
- Oui. Vous avez défait Serperre et avez purifié le temple. Par conséquent, vous avez libéré le sceau du feu et j'ai pu devenir le sage du feu que j'aurais dû toujours être.
- Mais, vous ne demeurez pas à Hyrule ? dit Mathilde.
- Non, ma place est ici. Je suis un descendant des sages et de ce fait, je dois protéger la terre d'or. Mais sans perdre de temps partez, il vous reste encore un long chemin à parcourir avant d'arriver jusqu'au Féroce.
A ces mots, une lumière aveuglante envahit l'espace et les deux compagnons se retrouvèrent au pied du village Cocorico.
Martin et Mathilde se regardèrent alors.
- Et d'un. Plus que cinq ! dit Martin.
- Oui... allons annoncer la bonne nouvelle à Impa.
Mais elle n'eut pas terminé sa phrase qu'une petite boule bleu ailée fonça dans leur direction.
- Erine ! s'exclama Mathilde. Cela faisait longtemps ! Où étais...
- Nous n'avons pas le temps de parler. Une ombre a surgi du puits et a enlevé Impa, la retenant captive dans le temple de l'ombre !

A suivre...

Ce texte a été proposé au "Palais de Zelda" par son auteur, "Arnaud". Les droits d'auteur (copyright) lui appartiennent.

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