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Concours du Palais de Zelda

Cette page réunit l'ensemble des concours, présents et passés, du site.


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Les concours des fans sont créés d'après l'idée de Linkverte. Régulièrement des concours de toutes sortes seront organisés.
Pas de prix fabuleux pour ces concours, mais le privilège ;-) d'être interviewé et de voir l'interview publiée ici.
Les candidatures sont jugées par 3 ou 4 jurés au minimum.

***

Résultats du concours d'écriture sur le thème "Récit d'un combat final"

D'abord un grand merci aux nombreux participants, je suis surprise du succès de ce concours ! Les jurés ont eu beaucoup de plaisir à lire les textes, les résultats sont serrés, donc un grand bravo à toutes et tous !

Le gagnant se nomme...

... Fanfi !

L'interview du gagnant est ici et voici son texte :

ASSAUT FINAL

Tous deux chargent, épée brandie, prêts à abattre l'autre dans cette charge désespérée, tels deux météores se préparant à l'inévitable collision ; liés par une attraction innée, chacun sait que l'un sera brisé et l'autre victorieux. Le temps leur semble ralenti, leurs yeux scrutant l'ennemi, cherchant chez l'autre le point où ils frapperont, afin que l'autre s'effondre, tourbillonnant dans une pluie de sang. Chaque pas, chaque foulée vers l'ennemi les fait distinguer un peu plus la faux qui s'approche, et qu'il faut à tout prix éviter.

La pièce est baignée des derniers rayons crépusculaires, et aux fenêtres, les rideaux volant au vent attendent le nouveau spectre qui va bientôt se joindre à eux. La lune se prépare, encore cachée par l'horizon ; bientôt, elle recouvrira la scène d'un blanc linceul. Tout s'accélère, les coeurs battent au rythme d'un doux requiem : la course des deux opposés, le tic-tac des horloges, la brise qui souffle, les derniers chants d'oiseaux, la foule au-dehors qui déjà acclame, les râles des vaincus, les entrechoquements d'épées, le doux bruit métallique de la lame sortie de son fourreau, le sifflement des flèches, la sueur qui perle et s'écrase par terre, le ruissellement des larmes et du sang, les cris et les hurlements des vainqueurs et des défaits ; un passé, un présent et deux avenirs se mêlent dans ce complexe orchestre funèbre.

D'un côté, le tyran, celui qui a pris le pouvoir, installé ses troupes monstrueuses en Hyrule, et qui désormais est transporté par une rage qui comme un torrent, semble tout emporter avec elle ; de l'autre, le héros, celui qui a incité les résistants à la bataille, et qui désormais, porté par une tempête révolutionnaire, vole avec elle pour s'abattre sur l'ennemi. Tous deux portent en eux un pouvoir des dieux tout puissants, deux fragments de la force régissant l'équilibre en tout temps, et désormais, parcourent la plus haute pièce du château dans un violent assaut et pour l'un l'ultime élan. Il n'est plus là question de talent aux armes ; c'est une lutte psychologique entre deux guerriers blessés et épuisés, dont le résultat dépend de là où chacun frappera et de comment il frappera. Les images défilent lentement dans les yeux des adversaires, et ils les analysent toutes, ne pouvant se permettre l'erreur. Ils tentent également de se plonger dans le regard de l'autre, afin de prévoir son action décisive. Les idées se bousculent et se déchirent, les appréhensions sont noyées dans leur flot, et c'est sans peur, hors du temps, que Force et Courage désormais se préparent à la seconde d'éternité.

Ça y est, le choc retentit : l'épée du Courage, fendant l'air, s'abat au genou, et transperce la chair et les os centimètre par centimètre, jusqu'à ce qu'ils se détachent totalement du corps ; l'épée de la Force a manqué son coup à la tête du héros qui avait prévu l'attaque ; le tyran, s'attendant à un coup aux parties vitales, n'avait rien vu venir, il se maudit de son erreur mais, dans un dernier effort avant son inévitable chute, pivote sur lui-même d'une jambe, lance son arme qui transperce l'épaule de son adversaire. L'un s'effondre à genoux, l'autre à genou. Et lorsqu'on arrive dans la salle du trône, devenue un lac de sang, on trouve d'abord le corps du tyran, avec sur la main un fragment de Triforce, qui clignote fébrilement, avant de s'éteindre à jamais. On trouve ensuite le héros, qui prononce ces derniers mots avant de s'évanouir :

"L'avenir... est nôtre."


Nous avons également beaucoup aimé les récits ci-dessous :


COMBAT FINAL de Menchi

Le soleil se lève lentement sur la plaine d'Hyrule. Dans la faible clarté du jour naissant, deux sombres silhouettes s'y dessinent peu à peu, masquées par la brume matinale intermittente. Leurs oreilles pointues au vent, elles sont face à face, à une vingtaine de mètres. L'une d'elles semble épuisée, fatiguée, ensanglantée, mais se tient encore debout bravement : sa volonté est d'acier, rien ne pourra la briser. C'est la fn de la course, la respiration est lourde et difcile, un râle autant dû à l'énergie déployée et la violence de l'afrontement qu'aux nombreuses côtes brisées. De même, son bras droit pend lamentablement à son côté, et le sang s'en écoule doucement en gouttant discrètement sur le sol terreux où une petite mare a déjà commencé à se former. Ses vêtements maculés de boue, de poussière et de sang sont lacérés en maints endroits. En dessous apparaît entre les jours ce qui jadis fut une côte de mailles, devenue un assemblage hétérogène de maillons diformes parvenant tant bien que mal à rester liés et dont une partie se trouve cependant éparpillée à travers la lande. Tout le poids de son corps est répartit sur une seule jambe, tandis que sur l'autre une tâche pourpre s'épanouit à travers le tissu, au rythme des douloureuses convulsions des muscles saturés par l'efort. Garder conscience s'avère de plus en plus ardu, son regard est trouble autant que sa vue et l'un des deux yeux se colore lentement en rouge ; sur le coté de la tête une croûte brune encore fraiche retient un entremêlement de cheveux devenus poisseux, la blessure s'étend par dessous le cuir chevelu. Le visage non plus n'a pas été épargné ; la couleur originelle de la chair se perd entre terre, sang et ecchymoses, le nez sauvagement décalé de son axe premier témoigne de la violence d'un choc précédemment reçu, et la bouche tuméfée se remplit d'un goût de fer. L'autre main couverte d'entailles qui ont traversé le cuir du gant pourtant épais est serrée compulsivement sur la garde défaite d'une épée ébréchée dont la pointe rougie par le sang de l'adversaire fait danser de façon macabre les lueurs de l'aurore.

La silhouette qui lui fait face se tient aussi droite que raide, d'une immobilité de glace imposante et intimidante. Seule sa cape bruisse légèrement dans la brise qui dissipe le brouillard de l'aube. Elle ne semble pas accorder la moindre attention à son opposant. Ses yeux clairs sont rivés sur le sol à mi-distance de l'autre, là où une masse sombre et informe apparaît progressivement. De dimensions gigantesques, la forme ramassée en une sorte de tas compact et déstructuré remue faiblement. À peine si la tête se distingue du reste de l'anatomie, enroulée dans des lambeaux d'étofe noirâtre et épaisse qui s'eflochent librement. L'hémoglobine jaillit en bouillonnant des nombreuses blessures béantes qui parsèment le corps meurtri, gisant dans le bain écarlate s'étant formé au sol. Le colosse agité de soubresauts refuse d'abandonner la vie qui s'écoule inexorablement de lui et tente difcilement de se relever dans un crachotement sanguinolent de rage. Il échoue, retombant lourdement en faisant trembler la plaine environnante, mais s'entête, ses membres glissant douloureusement dans la faque qui n'a de cesse de s'étendre sous lui. Son crâne a été fendu en deux jusqu'aux dents en un seul coup, et pourtant la mort n'a toujours pas réussi à parachever son travail. Les yeux révulsés et la bave aux lèvres, un monstrueux râle de fureur sourde s'échappe de la cavité qui lui sert lieu de bouche. Se venger, au moins réussir à éliminer son misérable adversaire avant de succomber. Un main épaisse aux ongles noircis et cassés s'étend dans un dernier spasme dans la direction de son ennemi juré qu'il maudit une fois de plus.

Soulagé d'avoir fnalement assisté à l'arrêt défnitif des fonctions vitales du Seigneur maléfque, le héros se redresse péniblement, et dans un ultime efort, parvient à articuler ce pour quoi il lutte encore, ce pourquoi il a lutté depuis le début et qui lui donne le courage de continuer :
-... que... je... peux... avoir... mon... baiser ?
- Hors de question, réplique illico la Princesse ; ça, ça n'était pas dans le contrat. Et ce n'est pas parce-que je suis la flle du Roi du pays que tu viens de sauver que ce genre de pratique désuète et dégradante doit subsister pour autant de nos jours.

Elle fait une pause, contemple un instant le cadavre du Sieur du Vilain qui git entre eux et a déjà commencé à attirer les corbeaux et autres équarrisseurs naturels venus se repaître de la carcasse toute fraîche. Fronçant ses délicates narines, elle reprend, esquissant un geste en direction de la barbaque :
- Et puis tu seras gentil de ne pas oublier de nettoyer tout ça avant de rentrer chez toi. Ça fait désordre dans mon Royaume, et c'est mauvais pour le tourisme.

Cela dit, elle tourne les talons et s'en va, sa cape claquant dans le vent aussi sèchement que ses mots. Alors, abandonné et complètement au bout du rouleau, le vaillant héros s'efondre sur le sol. Un éclat de lumière bleue passe furtivement dans son champ de vision, puis disparaît dans les ténèbres. Il ne bouge plus et songe à ce repos éternel bien mérité qui l'appelle. Cette fois encore, il n'aura pas eu son baiser ; c'est son combat fnal, qu'il n'a toujours pas remporté. Qu'importe : dans deux cent ans lorsque le Mal reviendra une fois encore, il sera lui aussi de nouveau là pour lui faire face, et peut être que la Princesse aura changé d'avis, qui sait ? L'espoir fait vivre...

Texte de Biscuit

Le Soleil vient de se lever. Il n'est que 7h et la matinée s'annonce fraîche. Mais sur la place du marché, un charivari ambiant s'empare peu à peu de quelques badauds insomniaques exhortés par un agitateur de foules, brandissant tel un étendard en papier bas de gamme sa feuille de chou fraîchement sortie du four.
"Édition spéciale ! Demandez l'édition spéciale ! La "Gazette d'Hyrule" vous dit tout ! Révélations exclusives sur le dernier combat du Héros !! Pour quelques Rubis, revivez dans votre fauteuil l'affrontement acharné entre les forces du Bien et du Mal... ! Une lutte sans pitié entre deux puissances titanesques... ! Avec tirage de couettes et plantage de dents dans les mollets... !"
Un homme et une femme s'approchent.
"Faites voir ça."
L'homme parcourt d'un oeil rapide les gros titres et déplie d'un doigt leste les deux feuilles qui le séparent du récit de l'âpre lutte de la veille, surmonté d'une image représentant le Héros du Temps dans une position particulièrement incongrue. Il commence sa lecture.

"LA DÉBANDADE DU HÉROS – LINK AURAIT-IL PERDU TOUTE DIGNITÉ?!
Après une énième résurrection-surprise du Sieur Ganondorf, on aurait pu croire que notre Héros national, alias Link l'invincible homme en vert, serait enfin rompu aux arts du combat et nous aurait débarrassé une bonne fois pour toutes du gros Seigneur Malin. Il n'en est hélas rien, comme le confirme sa débâcle d'hier soir face aux forces obscures mais néanmoins tout aussi affligeantes de son éternel adversaire. Notre envoyée spéciale présente sur les lieux, Mademoiselle N., nous raconte.
20 h 30. C'est l'heure du rendez-vous que s'étaient fixé les deux rivaux pour en finir avec cette lutte interminable et savoir enfin qui était le meilleur. Après quelques minutes d'attente, le Roi des ténèbres mais pas de la ponctualité daigne pointer le bout de son gros pif, manifestement tout juste sorti de table mais pas pressé pour deux cacahuètes.
Les combattants prennent place et s'élancent, l'épée en main. Link le Héros, notre guerrier au courage légendaire, esquisse trois pas en direction de son ennemi et trébuche lamentablement sur son lacet défait."

"Mais c'est n'importe quoi ! Tout le monde sait que je porte des bottes !
- Tais-toi et continue à lire."

"Ganondorf, portant ainsi son estocade dans le vide, perd lui aussi l'équilibre et tente de se redresser grâce à de puissants mais vains moulinets de bras dans l'air, éjectant dans le même mouvement son épée à une distance d'une vingtaine de mètres. Link, s'étant extirpé de sa flaque de boue avec un charmant bruit de succion, accourt à toute allure et parvient à placer un odieux croquen-jambe à son adversaire désarmé. Face à cet indigne stratagème, l'affreux Ganondorf choit vers le sol tel un Goron obèse pratiquant le saut à l'élastique, saisissant dans sa mesquinerie l'une des pointues oreilles de notre Hylien favori et l'emportant avec lui dans son atterrissage forcé sur la mare de gadoue.
S'appuyant sur le crâne chauve du voleur Gerudo pour tenter d'émerger son visage de la liqueur pestiférée, Link, dont la célèbre tunique a viré au vert kaki, est alors happé par le mollet et par un Ganondorf vengeur et désireux de sortir le premier du trou brunâtre et poisseux dans lequel l'autre s'efforce de le maintenir, usant à cette fin de la proéminence nasale typique des natifs des régions sablonneuses du pays. S'ébattant avec hargne et force de giclées boueuses, le Héros des limbes temporelles parvient finalement à dégager son corps meurtri de l'emprise acérée du Seigneur du Mal conjuguée à l'effet ventouse de la substance marron qui le colore désormais de la tête aux pieds.
C'est alors qu'il remarque avec une contraction du faciès particulièrement notable les dégâts provoqués par les crocs de Ganondorf à ses précieux collants fétiches, à présents lambeaux de tissu laissant entrevoir de nombreuses zones de son anatomie postérieure. Le Souverain obscur, toujours flottant à demi dans la boue, est pris à cette vision d'un fou rire extrêmement virulent, obligé d'écraser les larmes perlant à ses yeux grâce à un morceau de collant resté entre ses doigts velus. Ne pouvant arrêter de se gausser malgré les imprécations offensées du Héros et d'amples respirations abdominales, Ganondorf subit alors une violente contraction du thorax, coupant net sa respiration et faisant basculer sa lourde masse vers l'arrière. Deux de ses obscurs sbires Moblins infirmiers s'empressent d'allonger leur seigneur et maître frisant l'apoplexie sur un brancard de fortune toutefois suffisamment solide pour résister au poids de la carcasse inerte de Ganondorf, et courent sans plus tarder vers la station de soins la plus proche, imitant pour l'occasion le bruit strident et suraigu du véhicule des secours nationaux d'Hyrule. L'état de santé de Ganondorf est encore à l'heure actuelle incertain et nous pensons..."

L'homme chiffonne son journal, vexé, et se tourne vers la femme.
"-Cette fois, j'en ai marre. Je prends ma retraite. J'en ai plus qu'assez de faire du catch dans la boue avec un tout un tas de monstres rien que pour vos beaux yeux."
Il s'adresse au marchand ambulant.
"J'achète tout le stock."
Il paye et s'éloigne, les bras lourdement chargés par la montagne de papier imprimé, quand le vendeur s'écrie:
"Hé ! M'sieur ! Attendez... ! Vous avez perdu un bout de collant..."

Texte de xHeaarts

La mort. La vengeance. L'oubli. La destruction.
Le Néant.

Finalement, la vie n'était qu'un éternel recommencement. Toujours ce même instant, ce même sentiment, et ce même échec. Il le savait, et pourtant, l'absurde de la situation l'obligeait à continuer. Continuer, ne jamais s'arrêter, parce que tel était sa nature. Il était parfaitement incapable d'ignorer la lassitude de son corps, qui lui hurlait pourtant de tout stopper. Lui ne voyait que la haine et la détresse de sa situation.
Quand la lame tranchait sa chair, il entendait parfaitement le rire de sa Déesse, comme pour lui rappeler tout ce qu'il avait perdu. Un son aigu, qui lui arrachait des larmes noires en plein combat. Il ne sentait pas la douleur, il n'y avait que la pureté aveuglante de la lame qui le blessait qu'il pouvait voir. Alors il opposait ses Ténèbres, tentant de marquer lui aussi ce héros qu'il haïssait tant. Mais jamais il n'y parvenait. Et cette fois-ci ne dérogerait pas à la règle. Mais bêtement, il continuait. Trancher, découper, briser. Et échouer.

Il allait bien finir par l'avoir, cet insecte vert. Il fallait bien s'en convaincre, d'une façon ou d'une autre. Mais non, le gamin persistait, allant de-ci de-là, se riant de lui avec une facilité déconcertante. Et la lame chantait, lorsqu'elle le pourfendait. Une mélodie s'élevait en lui, semblable à sa voix. Elle était captivante, envoûtante. Il en oubliait le combat, le héros, le monde autour de lui. Il revenait au commencement, au début, lorsque tout n'était que calme et quiétude. Il était le Néant, et tous le craignait. Nul besoin de se battre.
Puis une Déesse était apparue. Elle lui avait volé sa vie, son calme, avec un simple sourire. Il n'avait pas dit non. Sa voix l'envoûtait, il ne savait comment s'y soustraire. Mais elle lui avait volé son Paradis, en laissant ses Soeurs créer ce qu'elles appelaient un " Monde Parfait ". Rempli de bruits, beaucoup trop de bruits. Il s'était révolté. Et la guerre avait commencé.

Il avait mal, finalement, en réfléchissant bien. Mais ce n'était pas une douleur physique. Le héros lui aurait sûrement dit que c'était son coeur qui ne supportait plus tout ce mal. Idiot d'humain. Il détestait ce gamin vert. Le Néant n'avait pas de coeur. Il aurait été idiot de penser le contraire. Pourtant, malgré tout, d'une certaine façon il aurait voulu en finir.
Alors pourquoi, alors que le héros se tenait devant lui, continuait-il de le défier du regard ? Il allait frapper, le toucher en pleine poitrine, et le tuer. Encore une fois. Mais il ne pouvait s'empêcher de fixer les yeux du champion de sa Déesse. Il ne pouvait oublier cette question qu'il gardait en lui depuis le tout début : Lui aussi vivait-il le même enfer, à toujours renaître, toujours exécuter les mêmes gestes ? Rejouer à l'infini leur duel infernal, marionnettes d'une Déesse tirant les fils en coulisse ?
L'épée s'enfonça au creux de son être, lui arrachant un hurlement bestial. Voilà à quoi il en était réduit maintenant. Une bête avec laquelle on jouait, sans se soucier de ses sentiments. Encore une fois la Lumière avait vaincu l'Ombre. Il allait renaître plus tard, lorsque le marionnettiste aurait décidé qu'il était temps. Une nouvelle fois la lame le transpercerait, et une nouvelle fois, il échouerait.

Texte d'Alzack

Le garçon était à terre, sa fidèle lame à plusieurs pieds de lui, son bouclier à l'opposé. Il gémissait. En se relevant, il plaqua sa main sur son flanc gauche, et sentit alors un liquide bouillonnant couler le long de son bras. Il regarda son torse: Sa belle tunique verte était à présent tachée d'un rouge écarlate. Son bras gauche serrait une immense plaie parcourant tout son flanc gauche. Il cracha du sang, mais eu l’impression que c'était tout son organisme à moitié mort qu'il régurgitait. Retombant à genoux, son puissant ennemi à quelques mètres de là le regardait avec mépris. Tout Hyrule était témoin de la scène, et c'est au milieu de tous les cris de peur et d’angoisse que la voix rauque et assourdissante du Malin hurla de jubilation.
- Soyez témoins de la fin de ce gamin, Hyrule ! Votre soit-disant "Héros" !
C'est alors qu'une voix faible tinta dans l'abîme infernal qu'était devenu Hyrule. Tous, avec leurs visages effrayés, leurs yeux écarquillés, regardaient le jeune homme blond peinant à se relever. Tous étaient paralysés par l'immense preuve de courage dont faisait preuve cet Hylien à moitié mort.
- Non, ce n'est... Pas encore fini... Démon ! Tant que j'aurais un souffle de vie... Tant que je serais encore debout... Tant que je serais encore là, tu ne toucheras pas à Hyrule !
- Soit, gamin. C'est ton choix, alors je vais te faire disparaître ! Gronda l'incarnation du Mal, tout en levant au ciel ses longs et imposants bras.
L’ennemi d'Hyrule, les bras vers le ciel, fit une incantation démoniaque. Le sol sous l'Hylien trembla, puis une immense boule de feu l'engloba dans un hurlement d'agonie.
- Voici ton souhait réalisé, mon cher gamin ! Je vais te réduire en poussières !
Tout Hyrule était paralysé de frayeur, comme si le temps lui même était stoppé. Les peuples de la terre sacrée vivaient un moment tragique. Ils étaient les impuissants spectateurs de la fin du Héros, alors que ce dernier, sous ses cris de douleur, était incinéré dans la boule de feu géante.
Le garçon ne sentit plus son corps. Alors qu'il était au milieu des flammes, il avait froid. Il ferma les yeux et arrêta ses cris. "Alors voici la fin...?" Se demanda-t-il. Alors qu'il décontractait complètement tout son corps, il se remémorait tous les passages heureux qu'il avait vécu jusqu'ici.
Puis il se redressa. Même partiellement brûlé, il ne voulait pas flancher si près du but. Il rampa du mieux qu'il put, allant chercher sa Master Sword et le bouclier impénétrable d'Hylia, mais il se retourna sur le dos à cause de la douleur: sa jambe droite était entièrement consumée par les flammes. Il regarda le ciel rouge en soupirant. "Je vous en supplie... Prêtez-moi... Prêtez-moi la force de le téracer pour de bon...".
Le symbole de la triforce sur le dos de sa main brilla, puis trois silhouettes rouge, verte, et bleu vinrent à sa rencontre. Les silhouettes parlèrent en même temps à l'enfant.
- Le temps tu as combattu, le courage tu n'as pas perdu. Sagesse, force et courage en ta possession tu as. Détruire le mal tu dois. Lève toi et brandis l'épée sacrée, Héros du temps !
Une lueur divine engloba l'enfant tandis qu'il se relevait. Ses yeux avaient pris la forme de la triforce, de son corps émanait la lueur du vent de Farore, de son épée jaillissait le pouvoir du feu de Din, et de son bouclier brillait l'amour de Nayru. Il utilisa le vent de Farore et retrouva le Malin en une fraction de seconde, puis, après s'être protégé d'une attaque mortelle armée grâce au bouclier ultime de Nayru, il enfonça avec l'aide de sa lame la colère de Din dans le coeur du Malin.
Ce dernier fit un pas en arrière, et, un flot de sang coulant de ses lèvres, il aboya.
- NON ! Tu .. Tu ne me vaincras pas ! AARGHH !!
- Oui, je suis un enfant, oui vous êtes le Malin, mais les Déesses sont avec moi !
A ses paroles, le Malin grogna, puis, tombant à terre, Hyrule retrouva un ciel bleu. Cependant, la voix du Malin hurla dans l’espoir qui venait de renaître.
- Je ne mourrai pas aussi facilement ! Vous aimez tant Hyrule ?! Alors vous allez périr avec elle !
Un énorme trou noir se forma et commença à aspirer la terre sacrée. Le désespoir revint sur la plaine. Zelda courut vers l'enfant et lui expliqua que le seul moyen de stopper la fin d'Hyrule était d'étouffer le trou noir avec la puissance des Dieux. Sans dire un mot, le garçon, toujours armé du manteau divin des trois Déesses, prit le Malin avec lui et sauta dans le trou noir, qui disparut aussitôt en laissant derrière lui un bonnet vert en toile à présent porté par tous les adolescents.

Texte d'Hamrulf

Les couloirs du château commencèrent à trembler, les lustres s'écroulèrent. La foudre vint battre les vitraux qui volèrent en mille éclats. Et de ses yeux jaillit une haine rare, ardente comme la lave, maudissant le héros qui lui avait assené le coup de grâce.
Les tours s'écroulèrent toutes, peu à peu, des boules de pierres s'abattant en trombe sur les remparts, écrasantes, de cacophonie avec le chant de l'orage. Les pauvres hommes épars, punis par l'au-delà, crurent voir le Diable en personne. Du puits de l'enfer s'éleva un géant, un être de ténèbres pures, réduisant l'autrefois splendide cité à l'état d'épave, de cimetière. Il ne différenciait ni ses fidèles, ni ses ennemis ; il grandissait à vue d'oeil et avançait lentement, broyant tout sur sa route, son cri repoussant teinté de tristesse et d'horreur. Entouré d'un aura noir, il n'était animé que par l'envie de dévaster, de raser cette terre pour y façonner un monde de morts qui convenait à sa nature destructrice. Ce que les anciens ou autres érudits craignaient tant arriva finalement, en ce sombre soir : le mal fut de nouveau. Ganon était revenu. Et il cherchait à se venger de tous dans une rage insoupçonnée, sans égal.
Ceux appelés les élus regardèrent cette catastrophe au loin depuis les collines, à l'abri de son courroux : et ils prirent le temps de contempler cette scène en fin de compte pittoresque, dessinant un tableau d'une mélancolie amère, inacceptable. La princesse l'observa avec courage et dignité, la brise furieuse soufflant sa chevelure. Elle ne versa aucune larme, même si elle assistait à la fin du royaume, au saccage de sa famille. Son héritage tout entier périt sous ses yeux, mais elle ne semblait guère plus concernée que cela.
Le monstre, de grandes et lentes enjambées, posa le pied dans les plaines. Rien ne pouvait l'interrompre dans sa course ; pas même le héros à l'arme légendaire qui venait d'être brisée, ne lui laissant à peine que le manche. La princesse se mit alors à parler d'une voix murmurante, au ton doux et mûr.
"Peux-tu sentir ce dont quoi le coeur de Ganon est rempli ? De désir ? De colère ? De tristesse... C'est pourtant vrai. Il était un homme jadis. Un homme avec ses propres convictions, ses propres rêves. Les dieux nous ont fait naître ainsi, nous ne pouvons rien n'y faire. Mais n'est-ce pas là la source d'une injustice ? Tandis que nous marchons sur la bonne voie, cela voudrait-il dire qu'il y en aura toujours, des damnés, destinés à vivre dans l'ombre sans possibilité de retour ? Privé du salut des dieux ? Quand j'étais enfant, j'avais le sentiment d'être un être épris de bonté. J'étais déjà consciente de mes pouvoirs... Mais je ne l'étais pas quant à la chance que j'ai eue... "
Elle vint ramasser la lame brisée que le héros avait jeté à terre.
" Mais il y a encore à espérer. Ce qui compte le plus, ce n'est pas l'arme, mais bien celui qui la manie. Et le destin n'est que ce que nous en faisons, dit-elle, prenant la main de son compagnon, la caressant. Je me sens si coupable qu'une personne aussi brave et juste que toi ait été impliquée dans une tâche aussi ingrate. Maintenant, pars... Je vais mettre un terme à ce destin qui rongeât notre existence. Pars... Pars loin. Va rejoindre ceux que tu vois comme les tiens. Décide à présent de ton destin. De ta vie. "
Il la prit une dernière fois dans ses bras, elle baisa son front. Et écoutant sa dernière prière, il s'en alla, courant dans les steppes. Sa dernière vision de Zelda fut celle d'une jeune vierge à l'âme guerrière, à la crinière rouge et à la robe immaculée, faisant face à l'abomination, brandissant une épée déchue.
" Je suis si désolée... Que tout se termine ainsi... "

TROIS ORBITES VIDES d'Obi

Le front suant sous l'acier, l'haleine chargée par l'épuisement, le Général sentait ses forces s'amenuiser. Malgré l'accomplissement de sa mission, malgré les efforts déployés pour ce faire, et malgré la confiance des jumelles maléfiques, qu'il pensait ainsi avoir conquise, cet insupportable petit homme était parvenu à le pousser jusque dans ses retranchements. D'abord méprisant à son égard, le puissant combattant avait rapidement revu son opinion à l'égard du garçon, dont la persévérance lui paraissait n'avoir aucune limite. Ne serait-ce que ses yeux... À la vue de son amie piégée dans le cristal, les iris d'un bleu profond, agités d'iridescences grisâtres, avaient comme transpercé le regard d'outre-tombe que lui-même se targuait de posséder, lui ayant pour la première fois permis de ressentir une once d'épouvante. Tentant de dissimuler son amorce de frayeur derrière un orgueil criant de ridicule, le Général avait pavoisé, sûr de lui, mais l'avantage était clairement pour le héros et pour son épée rutilante, noble lame forgée d'un métal sans défaut dont il ne saisit que trop tard le chatoiement divin. Son armure chrysochalque, fendue en maints endroits sanguinolents, avait perdue de son utilité, et ce corps, de sa consistance. Mis à genoux par un coup particulièrement habile et puissant, il relâcha son emprise sur le fléau grotesque qui ne lui servirait plus, rendit un dernier souffle sous forme humaine, et disparut dans un nuage de cendres.

Tapi dans l'ombre des catacombes, encore perclus par ses multiples cicatrices, il ressentait, froide et dure, la vie cachée de son château, pulsant et l'entourant de ses bras de granit, ne brûlant que du désir sans joie d'assister son propriétaire dans la destruction de ses adversaires. Soudain, il perçut l'espoir de l'épéiste courant vers son amie, et décida de ranimer ses pouvoirs. Pour plus d'effet, il scinda en quatre copies identiques la geôle cristalline de la danseuse, et éveilla la colère des pierres pour que s'effondre le sol du théâtre de leur rixe. Rude fut la chute du petit homme. Le général, cadavre pâle sous une armure morcelée, lévita jusqu'à lui et déclama de nouveau un discours que son interlocuteur étourdi n'entendit qu'à peine. C'est alors qu'en disparaissant à demi, retiré dans l'ombre le temps de sa métamorphose, il se mit à croître dangereusement, au point d'acquérir la forme d'un dragon, formidable masse de chair sombre et squameuse projetant des orbes enflammées aux scintillements d'azur. L'autre revêtit prestement une cape rouge et jaune. Elle gênerait certes ses mouvements en combat, mais lui serait nécessaire afin d'atteindre le joyau arboré par le monstre au milieu de son front. Tentant sans succès de le déchiqueter ou de l'écraser en jouant de ses imposantes griffes, le wyrm furieux n'échappa toutefois pas à sa destinée, qui se matérialisa sous la forme d'un estoc en plein crâne.

La triste agonie du cruel sbire des jumelles Gerudo laissa ses deux victimes de marbre, et n'émut pas plus ses supérieures, tout occupées à ourdir la chute d'Hyrule. Et la renaissance de leur roi.

"Le temps est venu."

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A très bientôt pour un nouveau concours !

Corentin et Ariane

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